23 décembre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
Gilbert Montagné au Zanskar
Je voulais cesser les préambules, mais avec qui « parler » de certaines émissions qui sont de véritables merveilles de la télévision française.
De 15h45 à 17h30, rendez-vous en terre inconnue, sur la 5 ! Quand je pense que lorsque je m’ennuie je regarde si possible un « policier » alors que la « 5 » peut nous donner de telles ouvertures sur « le monde » : C’est cela le miracle de notre siècle, ces découvertes que l’on peut faire de lieux où nous n’irons peut être jamais mais qui nous redonne la joie de « voir ».
Or, là, curieusement, justement la « vedette » qui allait à la découverte du Zanskar, de l’Himalaya, était « aveugle » : J’ai fermé les yeux par moments pour m’imaginer au milieu de ces décors stupéfiants, magnifiques, pratiquement inimaginables qui s’offraient à notre vue : Et là je découvrais la force de la nature intacte, et aussi la force de Gilbert Montagné, marchant jusqu’aux sommets sur des chemins sur lesquels de bons voyants de nos régions n’osent pas même poser un pied . C’est ça la force de la télé, nous faire vivre des moments sublimes dans des lieux, des terres vierges, inconnus : Bien sûr, il manque les odeurs de ces lieux insolites bouleversants, le toucher des bêtes, là en l’occurrence des yacks magnifiques, mais les paysages, les cieux, cette solitude qui nous est refusée, à nous, ici, en France, c’est…………………………….
Cela m’a ramené à l’enfance :durant la guerre, on m’avait « expédiée » en zone libre, dans le Jura, à Valempoulières : Eh bien j’ai beau avoir beaucoup vécu,lorsque tout va trop vite, trop vite, trop vite, ma mémoire ma ramène chez « la tante Louise et le tonton Eugène »- totalement inconnus de moi jusqu’à la guerre : une ferme,les vaches que l’on me laissait garder, seule, dans « les communaux » le cheval et la carriole pour aller à Poligny une fois par mois – avec parfois la permission de tenir les rênes. L’atelier de l’oncle où, l’hiver, pendant les mois où toute sortie était impossible avec la neige il fabriquait des sabots pour tous ceux du pays. Les noisettes, les mûrs, le pain cuit pour une semaine, et qui, lorsqu’il sortait du four me semblait meilleur que les meilleurs gâteaux de Paris.