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27 septembre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Gilbert LEAUTIER » 
Je l’avais connu à Paris. Nous étions voisins : Il tenait un cabaret-boite de nuit dans le 6è arrondissement, sa rue attenante à la mienne. Il venait parfois souper, en coup de vent, en fin de soirée, « chez Raton », rue Guénégaud, petit restaurant au début sans prétention, devenu par la suite une petite mais vraie cave de ST Germain.
Qui ? De qui je parle ? De ce « Passeur d’histoires », puisqu’il se définit lui-même ainsi, refusant le nom de poète : Gilbert LEAUTIER-(qui venait samedi 24 septembre 2011 à la rencontre de ses lecteurs, à Bessèges à 21 h. à la Bibliothèque Municipale)- Pub. bien faite, mais Hélas ! dans une salle plus triste qu’une salle d’hôpital d’Alès, sans un décor, sans une fleur, : 5 hommes, 1 table, 5 micros, 5 chaises,quelques amis (ou non) en face. Pauvre Poésie : justice mal rendue pour elle, quand je songe à la langue française… mais bien défendue par ses amis.
Est-il venu ou non entendre, dans ma cave de St Germain des Prés, PEDRO ALEDO ? Je ne sais pas. Pedro… sa guitare… ses fados… les chansons qu’il interprétait chaque soir,- tantôt en Espagnol, tantôt en français- parfois à Capella ! Les chansons écrites (paroles et musique) par Lui à cette époque, ces (ses !) chansons qui transmettaient le bonheur de vivre, la joie, son espérance dans les générations futures grâce à sa philosophie ; Cette philosophie dont le but était de faire connaître à tous « la recette, le MOYEN d’être heureux sur cette terre, et d’établir a paix dans le monde »…
Certains jours me revient en mémoire « LA MACHINE A BONHEUR », cette « petite chanson (!!!) »que le public ne manquait jamais de réclamer et de reprendre en chœur-comme moi-, après la Bamba ou autres chants endiablés du moment
Finalement, moi qui n’aime que les paroles, les mots, la littérature, qui ai refusé d’être mise en musique pour défendre uniquement LA POESIE , c’est grâce à un musicien que je suis devenue bouddhiste de Nichiren Daïshonin, et disciple du Président Ikeda ! (Ceci est encore une autre histoire, mais c’est en ayant entendu Pedro chanter dans un bistrot du 6è, bistrot au au nom prédestiné « LE TEMPS PERDU !!!! », que je lui ai demandé si cela l’intéressait de venir travailler chez moi. Et ce après avoir été l’écouter cinq soirs de suite, après la fermeture de mon propre restaurant, afin de m’assurer qu’il tiendrait la route ! Et comme attirée par Sa voix, ses mots, sa conviction sur scène… Comme les sirènes, comme les contes de Fées !
Aigues-Mortes


Aigues-Mortes,
Comme on est bien dans ton enceinte !
Ici, l’orgue reprend sa teinte,
Ici la vie est comme avant
Avec ses tourelles d’antan,
Ses ruelles, où les humains,
Ont cet accent qui nous plaît bien
A nous, les petits parisiens !


Aigues-Mortes, que c’est joli !
Avec ces remparts et le gris
De ces murs et de ces pavés
Qu’on a su, ici, conserver.
Aigues-Mortes, je vous le dis
C’est un vrai petit paradis,
Pour troubadours de notre époque
Où bien trop souvent l’on se moque
De lieux splendides, oubliés.


Ouverture d’un spectacle de rue donné à Aigues-Mortes
Simone Raton
Août 1976
Aigues-Mortes