« Etre, Paraître, Apparaître, Disparaître » - Epilation – S.R
Voilà une chose qui ne m’est jamais venue à l’esprit : passer du temps à s’arracher soigneusement les petits poils noirs qui poussent autour de la bouche lorsque « l’on prend de l’âge » : c’est vrai que j’ai horreur des glaces et que je n’éprouve -et n’ai jamais éprouvé- aucun plaisir à me regarder.
Mais il est vrai aussi qu’il va falloir que je songe à m’épiler, car ne pas tenir compte du regard des autres est une erreur : mais que vieillir me semble compliqué ! Il faut tellement penser à soi sur le plan physique qu’une bonne partie du temps passe à cela : le temps qu’il faut pour enfiler ses chaussettes, se mettre des gouttes dans les yeux, savoir où l’on a mis ses clés, se demander si c’est aujourd’hui ou demain que l’on a rendez-vous avec X, Y ou Z et pourquoi ?
…. Donc, il va falloir que je songe à m’épiler pour être plus attrayante aux yeux des autres. Enfin, c’est ce qu’une amie qui me veut du bien a tenté de me faire comprendre.
Je me demande si beaucoup d’humains songent à s’épiler chaque jour moralement pou tenter de modifier leurs comportements dans la société. « La naissance, la maladie la vieillesse et la mort », voilà les quatre grandes souffrances de la vie, explique la philosophie bouddhique de Nichiren Daïshonin.D’accord, mais…
Vieillir est loin d’être ce que l’on imagine à 18 ans !
Avoir le cerveau qui fonctionne à sa vitesse habituelle de croisière et un corps qui est dans l’impossibilité absolue de suivre le mouvement ; C’est un peu comme en voiture, passer la 5ème vitesse et rouler péniblement à 20 à l’heure.
Pas évident le rapport « Corps et Esprit inséparables » !
Cela permet de comprendre que la mort est finalement une nécessité :
Le tout est d’avoir bien utilisé sa vie, chaque instant présent, pour soi et pour les autres : Donc, je vais m’épiler, je vais déterminer - afin de rendre les autres plus heureux en me regardant- de mettre cela dans mon emploi du temps déjà surchargé : Vu le temps que je mets à accomplir chaque action, je dispose d’encore moins de ce précieux temps, à l’âge de la retraite, qu’auparavant !.
En fait, on ne se méfie jamais assez du temps qui passe.