ART-SCENE …et lupins !!!
Enfant, j’étais, (bêtement), très fière d’avoir une mère « jeune » : En effet, à peine âgée de 2O ans maman avait déjà mis trois enfants au monde, et j’étais heureuse de savoir que « j’avais la mère la plus jeune de ma classe ! »
Née en plein cœur de Paris, de parents parisiens, sottement je jugeais bon de revendiquer ma qualité d’authentique parisienne –ni banlieusarde, ni paysanne ! – auprès de mes petites copines d’écoles. Inutile titre de gloire qui me porterait préjudice, ultérieurement, lorsque je choisirais d’aller m’installer en province.
A ce propos, Il y a un poème que je me promets régulièrement d’écrire :
(ce qui, en province, se DIT d’une parisienne !!!....) En aurai-je te temps ?
De 18 à 30 ans,- uniquement dans le but d’assurer seule ma subsistance (me loger, me nourrir, payer mes cours de théâtre -) tout en conservant mes velléités d’indépendance,- je suis rentrée en tant que « fonctionnaire » dans l’administration…des P.T.T. Une des rares administrations me permettant, à l’époque, de travailler ‘en brigades’ - les horaires de ces brigades me donnant l’opportunité de participer à :
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et d’être incorporée dans les deux troupes semi-professionnelles des PTT ; troupes qui se produisaient la plupart du temps au « Ministère des PTT, et, plus rarement, à mon grand regret, en provinces.
J’avais vécu la guerre, comme on tente de la vivre entre 10 et 14 ans :
Période très dure, à Paris, dans le quartier juif où nous vivions mais ma passion des mots, de l’oralité, du « grand » théâtre m’habitait :
J’étais persuadée que ma vie serait « le théâtre, rien que le théâtre » :
J’en conserve encore la conviction profonde, et pourtant….