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11 juin 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Strausscanaille »

Je viens de voir sur « la 3 », à 13h25, LES GRANDS DU RIRE, et je me suis beaucoup amusée car tous les comiques étaient de vrais comiques, des comiques dénués de méchanceté, se servant uniquement de leur intelligence pour « conter » afin de rendre heureux- par leurs propos- le public venu les applaudir, en l’occurrence des gens comme moi qui ont préféré les entendre plutôt que de profiter du bon soleil qui a refait son apparition.
Comme tout bonne française, je critique parfois la télévision, et me promets, lorsque j’ai regardé jusqu’au bout une émission dépourvue de qualités, de cesser à l’avenir de continuer à m’abrutir. Et puis….

Mais, puisque l’on dit que le rire est le propre de l’homme, j’ai bien fait de préférer aujourd’hui la télévision au soleil, qui lui, reviendra les jours suivants. Alors que le rire, le vrai rire, lorsque l’on a les trois jours de « vacances de Pentecôte » à passer toute seule, ce n’est pas évident-évident !



Destinée : « une Cadillac »
La vie s’arrête et patatraque,
Un humain de plus ou de moins
Il ne faut pas en faire un foin.
Ce n’était qu’une retraitée,
Au fond, que vous avez tuée,
Monsieur qui parlez assurance
Alors que vous avez la chance
D’avoir encore à la maison
La famille, au complet, disons !

C’était un passage clouté
Mais, par un panneau, « protégé »
Car, à Menton, Monsieur le Maire
Qui avait déjà trois affaires
De mort ... à cet endroit précis
N’avait pas encore réussi
A faire installer là des feux,
Pour protéger ... Mon dieu ... des vieux !!!
Ou quelque dame retraitée,
En vacances : « un seul été ».

Et puis pourquoi ne pas laisser
Nos si jolies plages privées
Pour ceux qui en ont les moyens,
Et non à tous ces citoyens
Qui ne sont que pauvres pékins,
Qui vont se mêler au gratin.


Simone Raton
Juillet 1977
Assassinat

A terre, une flaque de sang
Tout ce rouge qui se répand
La chaussée qui en devient sale,
Et ce liquide qui s’étale
Badauds curieux qui, là, s’assemblent.
Monsieur le chauffard, que t’en semble ?
Toi qui oses parler "constat"
Quand à terre, ce petit tas,
C'est ma mère, et tu l’as tuée
En plein dans le passage clouté.

Vois, conducteur, à ton volant,
A terre, une flaque de sang !
Oh non, ne te justifie pas,
La vie d’une femme s’en va
Bien sûr, tu n’as pas pu freiner,
Bien sûr, tu as bien essayé ;
Sur la côte d’azur ... c’est bon
De rouler vite. Les piétons,
Se devraient de faire attention
D’être prudents. Cré nom de nom.

Premières vacances : Menton
Un mois de vacances, c’est bon
Lorsqu'on a toujours travaillé,
Comme une esclave ... aux PTT.
Enfin la retraite assurée
Pouvoir, longtemps en profiter.
Mais voilà, c’était sans compter
Une rencontre inopinée
Avec un conducteur pressé,
En plein milieu d’un bel été
Avec ... disons ... la Destinée.
Assassinat