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16 mai 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Quoi, l’Eternité ?

Parce que je ne veux pas mourir sans avoir apporté la preuve qu’en pratiquant comme le Bouddha l’enseigne on transforme l’impossible en possible.
Que, du fait que j’ai perdu ma voix depuis plus d’un an, j’ai du mal à m’exprimer oralement, -donc à être entendue- et ne puis donc plus « transmettre » à tout un chacun rencontré le moyen d’être heureux quoi qu’il arrive, ( je veux dire Nam Myoho Rengé Kyo), comme je tentais de le faire auparavant ;

Qu’il me reste cependant …la chance…
1)-de n’avoir pas la maladie d’Alzheimer ;
2)-D’éprouver la joie d’utiliser mon petit ordinateur portable pour écrire au lieu de dire ;
3)- D’être capable de me servir de mes mains pour taper sur le clavier, malgré l’ablation récente de mon deuxième sein, et l’effet (que je reconnais pourtant bénéfique !)  des séances de  rayons ! 
je me bats chaque jour et chaque nuit contre la mort. Ce n’est pas évident du tout d’écrire cela, lorsque c’est la vérité. Non ?

En fait ce n’est pas si difficile puisque le bouddhisme que je pratique  explique que chaque jour est en soi une vie toute entière et que l’on devrait vivre chaque instant comme si c’était le dernier de notre vie présente  : Raison pour laquelle, lorsque l’on désire du fond du coeur donner le moyen d’être heureux et de sortir de la souffrance à quelqu’un ,(sans choix, jugement, idées préconçues, racisme, etc…) il est important de commencer par lui expliquer le concept de l’éternité de la vie afin que ladite personne puisse conserver sa joie de vivre jusqu’au dernier moment.
Je ne vais pas développer ce concept ici : Tel n’est pas mon rôle. Mais je suis tellement persuadée que rencontrer la « loi merveilleuse » est une possibilité unique de comprendre pourquoi l’on est sur terre C’est aussi pourquoi je viens d’écrire d’un jet ce préambule et non un poème.
Qui sait ?

Un mot pour rire :
Se dire qu’on est sur la bonne voie en ayant perdu sa voix, il faut le faire, non ?
Au bout du voyage

Tu n’as pas été au bout du voyage
Mais tu reviendras.
Qu’importe nos sexes, qu’importe nos âges
Car tu n’es qu’à moi.

Tu as navigué, sans trouver le port
Tu accosteras.
Tu avais pourtant fourni tant d’efforts,
Donné tant de toi.

Tu avais opté pour un bon cargo
Mais qui prenait l’eau !
J’en ai colmaté les trous et bientôt
Il reprendra l’eau.

Nous repartirons, la Terre promise,
Je la veux toujours !
A moins que notre bateau ne s’enlise
Par manque d’amour.


Simone Raton
1980
Au bout du voyage