16 janviier 2012 - « S’exprimer grâce aux mains »
Plus d’un mois de silence sur « mon » site ! A quoi bon ? Qui se préoccupe de poésie ?
Qui, du fait d’avoir perdu la parole- se retrouver au stade animal, réduite à ne plus communiquer avec ses proches.
Et puis une amie qui me connaît bien, dans ces profonds que chacun de nous emprisonne-, m’a, hier, sans me prodiguer de conseil, donné envie de re-communiquer ? Sans la bouche, la voix, l’émotion qui vient du cœur : Avec les mains qui, bien que gelées en permanence, sont encore suffisamment efficaces pour que tout ce qui passe « en boucle » (encore un terme bien actuel et sûrement déjà dans le dictionnaire ) dans mon cerveau surgisse, soit extériorisé, même si cela ne sert à rien.
C’est ça « vieillir « », prendre conscience que tout ce que l’on croyait valable, pouvant SERVIR à soi ou aux autres, n’a en fait aucune importance : N’ayant jamais connu l’ENNUI durant 78 ans, quelle gymnastique je dois faire pour admettre que la retraite c’est ne plus travailler, sans se sentir devenir INUTILE, INEFFICACE, bonne à rien ! Ce que j’ai reproché ( intérieurement,) à tant de gens ma vie durant….
Réfléchir, méditer,se battre avec soi-même pour que la JOIE soit là, présente, quoi qu’il arrive : C’est cela la philosophie que je prône depuis quarante ans, alors !
D’abord, utiliser la télévision pour tout ce qu’elle peut apporter en tant que création de valeurs, grâce aux autres ; De « grand » par rapport à un entourage immédiat qui a tendance à vous reléguer dans les « pas encore morte… »
Donc ce matin nonobstant toute chose à faire dans la maison, nonobstant la présence d’une aide- ménagère, - présence qui vous facilite la vie, certes, mais qui complique ce fonctionnement propre à chacune d’entre nous, j’ai PRIS LE TEMPS de regarder - sur la 5, Arte, à 10h15 - « Bêtes d’affiches, les animaux du Cinéma », suivi d’une « réserve pour les félins » et ce jusqu’à 12 heures ! Je me suis tout « bêtement » régalée et me suis promis de bien choisir désormais « ce qui me plaît ou m’instruit » au lieu de me contenter des policiers- qui ont leur raison d’être lorsque l’on se voit dans la nécessité de s’allonger, et donc « de perdre du temps dans la journée ».
Je n’y peux rien : J’ai toute ma vie pensé que dormir c’était perdre du temps, qu’il y avait quelque chose à faire, défaire, refaire etc… Je pense que «La Fontaine» semblait, aux yeux de ses contemporains, perdre du temps en contemplant la vie animale au lieu de « tuer », comme tant d’autres se plaisaient à le faire dans ces grandes forêts où il aimait rêver : ce n’est pas pour me comparer à ce magnifique poète, c’est pour « me consoler», accepter d’être « inutile », que j’écris cela.
Ce documentaire, si simplement commenté, me rappelle les zoos de mon enfance où les bêtes devaient crever, dans leurs cages, d’ennui elles aussi. Bien sûr, avec les laboratoires qui se sont multipliés et se multiplieront à l’infini, bien d’autres animaux servent et serviront de souffre-douleurs, mais il faut se faire à tout ! A son époque : A cet internet merveilleux qui, cependant, tue les rapports humains. La confiance, la poignée de mains, la chaleur, la rencontre d’un vrai regard. C’est par instant difficile de continuer d’être sûre que, dans ma prochaine vie, (en quelle année ??? Quand ? c’est bien là le problème du moment ! ) ce sera différent : Que le bonheur absolu auquel j’ai cru (et crois toujours )- malgré une vie plus remplie que nécessaire, m’attend.
Donc merci « Daphné Bürk » qui présente « les maternelles » dès 8h55 et réjouit encore le cœur des passionnés d’aventures authentiques telles celles de ces fauves dont il était question ce matin : Que d’ amour, de passion,de sincérité, dans les propos entendus.
Merci aussi à Dominique, qui, ayant beaucoup de travail, prend le temps de me rendre visite dimanche, venant de plus de 75 kms.