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28 février 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Pensées !

J’en suis encore à «  une poignée de main a pour moi valeur d’écrit ».
Et tant mieux, car il existe des amis qui fonctionnent de la même façon.
Ballade des provinces
Ballade des Provinces

Ces messieurs de la province
Quittent leurs maisons, quittent leurs maisons...
Roturiers, nobles et princes
Vers Paris, vers Paris, s'en vont.

Pourtant, les villages, c'était joli !
Avec, dans les buissons, des nids...
Pourtant les fermes, c'était la vie !
Même si les bas n'étaient pas remplis.

Petit pâtre des montagnes
Laisse son hameau, laisse son hameau...
Petit pâtre, tu t'éloignes...
C'en est fini de nos troupeaux !

Pourtant, les pâtures, c'était joli !
Avec, au milieu, les brebis...
Pourtant le ciel bleu était un abri
Et ton chien berger, le meilleur ami.

Bel enfant de nos campagnes
Quitte sa région, quitte sa région...
Adieu les mâts de cocagne
Adieu, sagesse des moissons.

Pourtant, l'herbe verte de la prairie,
Que c'était joli, que c'était joli !
Pourtant, dans les prés les épis,
Les coquelicots, mais c'était la vie !

Tranquille paysan des mers
Laisse son bateau, laisse son bateau...
Adieu, adieu, nos hommes fiers,
Marins s'en vont, à la vau-l'eau...

Pourtant les barques étaient jolies,
Remplies de sardines, remplies de plies !
Pourtant la pêche c'était la vie
De tous ces gaillards aux cheveux gris.

Mais un jour, dames de province
De Paris se détourneront
Femmes du peuple, femmes de princes
Vers la terre s'en reviendront.

Comme les messieurs de ces dames,
Noblesse oblige, les suivront,
On verra, - eh oui grâce aux femmes -,
La fin de ces cités prisons

Que sont Paris et ses maisons,
Et nos villes de garnisons,
Notre banlieue sans horizon,
TOUTES NOS PROVINCES VIVRONT !

Simone Raton
10 Août 1976