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6 août 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Je me remémorais ce matin les textes d’auteurs que j’ai aimé interpréter, et que j’aurais aimé faire entendre.
La plupart de ces poètes étant encore vivants, ou leurs créations n’étant pas passées dans le domaine public (la Sacem,…la loi,… 70 ans après la mort des compositeurs, etc…)je me suis rabattue finalement sur mes poèmes à moi, ceux qui m’appartiennent bien, et pour lesquels, à part ma déclaration à faire à la Sacem, j’ai ma totale liberté de pensées, donc de communication.
Du coup je sais quel poème de Raton je vais me dire tout de suite, puisque dans la joie d’écrire sur ce site, relisant un poème par-ci par là, je retrouve PRESQUE le bonheur d’être en scène.
En scène, oui, mais libre d’improviser en fonction de l’instant, du public, du lieu. C'est-à-dire instinctivement libre de dire le poème qu’il convient d’interpréter A CE MOMENT PRECIS.
Comme un véritable troubadour des temps modernes …Un poète, quoi !, sans plus.

Ps : Ce poème a été écrit chez Nanouchka, à Sommières, tandis que j’attendais derrière le rideau de scène que le spectacle commence. Sans retouche ! J’en profite pour remercier Nanouchka pour toutes les soirées qu’elle a eu la gentillesse d’organiser à mon profit, alors qu’elle se débattait seule dans des problèmes -financiers et autres- d’importance. Elle n’exigeait de moi qu’une chose : que je ne dise QUE mes poèmes.


La scène... pas adaptée...
Pour une fois !
Le rideau qui s'est décroché,
Et pend... trop bas !

J'essuie les plâtres, c'est ma fonction
Bah pourquoi pas ?
Je n'y prête plus attention,
Ca va, ça va.

Un haut-lieu qui a fonctionné...
Je n'y suis pas.
Public, daigne me pardonner
C'est comme ça.

On n'a pas reçu tes affiches,
Pour cette fois...
En réalité je m'en fiche
Moi, j'ai la foi.

A force d'admirer Molière,
J'ai oublié,
Qu'on est au siècle des lumières...
...et des ratés.

Toutefois, si j'essuie les plâtres
Ma conviction
sur la poésie, le théâtre
Est en béton.

Simone Raton
21 Juillet 1993
Béton

Depuis toujours, j'essuie les plâtres.
Apparemment, c'est mon destin...
Sur une scène, près de l'âtre
Dans un tripot, dans un jardin...
Les plâtres... cela me revient.

Un V.V.F. ouvre ses portes,
O.K. j'y suis.
Une rue devient place forte,
Et m'y voici.

On inaugure un nouveau lieu
D'accord, merci.
La "maison pour tous" en banlieue,
Hop, je bondis.

On a restauré une église ?
Sur le parvis
Voyez, c'est moi, en robe grise.
Dieu, quelle vie !

Ensuite...on fait passer "Ferrat"
...Les grands d'ici...
Les groupes... blues... E.T.C.
...Eux, à quel prix !

Les lumières déréglées
Oui, c'est pour moi.
Les sièges ne sont pas fixés ?
Ah quel émoi.
  
Béton