CALAISIENNE
Paris, berceau de mon enfance,
-Petit joyau de notre France,
Paris d’hier et de toujours,
-Et des plus beaux romans d’amour-
Mon Paris des chanteurs de cours
-Paris-faubourg, Paris-Beaubourg-,
On pourra crier sur les toits
Qu’il n’existe au monde que Toi,
Sais-tu pourquoi je t’ai « quitté »
Moi qui suis née en ta Cité ?
Pour retrouver la mer du Nord
Ses plages, ses dunes, ses ports,
Car Paris tu n’as pas la chance
De voir des bateaux en partance,
Des mouettes surfant sur l’eau,
De sentir le vent sur la peau !
La retraite ? c’est saisir la chance
De se retrouver en vacances.
Or, ce que j’ai toujours voulu
C’est la mer, la mer rien de plus !
C’est pourquoi à tes vieux quartiers,
A ce qui fait ta renommée…
- l’admiration du monde entier :
- Ta Tour Eiffel, tes ponts, tes quais !
- Le Louvre, Les Champs Elysées !
- Le Sacré-Cœur ! Les habitués
De nos petits et grands cafés
Nichés à Saint-Germain des Prés !
Et Notre-Dame…et La Mosquée !
Et tout ce qu’un jour j’ai laissé…
Paris !... J’ai préféré « Calais »
A tes richesses, à tes palais…
Oui, j’ai jeté mon dévolu
Sur Calais : Si Calais m’a plu
C’est que je peux voir se briser
Les vagues au pied de sa Cité.
Puis Calais-ville me plaît bien !
Jusqu’à quand ? Ça, je n’en sais rien !
-Pourquoi m’interroger en vain ?
Peut-être bien jusqu’à ... ma fin.
Simone RATON
Mars 2007