Tais-toi, je ne veux plus penser :
Dis-moi, je vais me réveiller
Dis-moi, tout ça je l’ai rêvé
Dis-moi que la réalité
C’est que tu voudrais m’embrasser
Et rire, et puis me supplier
De te faire l’amour tout de suite !
Dis-moi que tu aimes mon corps
Que je manque dans ton décor,
Dis-moi que tout ça n’est pas vrai,
Dis-moi - quand hier tu criais
Que tu étais bien dans mon lit -
Que tout cela n’est pas fini.
Dis-moi que je n’ai pas perdu
Dis-moi - toi qui ne m’aimes plus -
Que je parlerai de la vie,
Toi au loin, et moi seule ici ...
Comme si tu m’aimais d’amour,
Comme ... tu sais, le premier jour,
Quand tu me suppliais, prends-moi
« Je t’adore, je n’aime que toi,
Je te veux ; pour toute la vie !
Allons-nous en ... on se marie ...
Car moi, je t’aimerais toujours »,
Tu disais tout ça mon amour,
Tu le criais aux alentours,
Et tu le jetais à la face
De tous ... en faisant la grimace.
Tu te souviens, que j’étais tout ?
Tu me suppliais à genoux
De t’aimer, de te prendre encore,
Sans moi, tout en toi était mort.
Toi qui me regardes partir,
Avec pitié, toi, mon sourire ...
Toi, dont le cœur s’est fait petit
Toi, qui voulais toute ma vie
Toi qui sais bien que c’est fini
Toi qui as ouvert d’autres portes
Dans lesquelles je ne serai pas.
Pour D.
Simone Raton
2 juillet 1977