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6 juin 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Car… je...L’aimais…»

Une nuit étrange, où l’on se réveille d’un rêve qui n’est, dans le présent, qu’un cauchemar.
Une réalité qui n’en est pas une ; Un « impalpable » qui fait que par le jeu de l’inconscient le cœur peut se mettre à battre à 100 à l’heure, comme si « l’autre » était encore en vous ; Trahison de votre mémoire capable de vous faire revivre l’amour tel qu’on l’a vécu… aussi violemment, aussi fort, aussi totalement, aussi passionnément que si c’était ! Mémoire qui, durant les heures qui vont suivre ce rêve, vous empêche de vous rendormir, seule dans ce grand lit inutile puisque ce n’est que du passé !


Tais-toi, je ne veux plus penser :
Dis-moi, je vais me réveiller
Dis-moi, tout ça je l’ai rêvé
Dis-moi que la réalité
C’est que tu voudrais m’embrasser
Et rire, et puis me supplier
De te faire l’amour tout de suite !
Dis-moi que tu aimes mon corps
Que je manque dans ton décor,
Dis-moi que tout ça n’est pas vrai,
Dis-moi - quand hier tu criais
Que tu étais bien dans mon lit -
Que tout cela n’est pas fini.
Dis-moi que je n’ai pas perdu
Dis-moi - toi qui ne m’aimes plus -
Que je parlerai de la vie,
Toi au loin, et moi seule ici ...

Comme si tu m’aimais d’amour,
Comme ... tu sais, le premier jour,
Quand tu me suppliais, prends-moi
« Je t’adore, je n’aime que toi,
Je te veux ; pour toute la vie !
Allons-nous en ... on se marie ...
Car moi, je t’aimerais toujours »,
Tu disais tout ça mon amour,
Tu le criais aux alentours,
Et tu le jetais à la face
De tous ... en faisant la grimace.
Tu te souviens, que j’étais tout ?
Tu me suppliais à genoux
De t’aimer, de te prendre encore,
Sans moi, tout en toi était mort.
Toi qui me regardes partir,
Avec pitié, toi, mon sourire ...
Toi, dont le cœur s’est fait petit
Toi, qui voulais toute ma vie
Toi qui sais bien que c’est fini
Toi qui as ouvert d’autres portes
Dans lesquelles je ne serai pas.

Pour D.
Simone Raton
2 juillet 1977
Car je t’aimais

Puisque la vie s’en va de nous,
Je t’oublierai ...
Ce sera long, car il est vrai
Que je t’aimais.

Tu étais l’orange emplie de jus,
Que je buvais.
Tu as gardé la pulpe :
Mais j’oublierai ...

Tu étais ... ce mot est difficile ...
« Je t’aime ».
Tu seras ... oh, c’était malhabile, !
On s’aime.

Tu étais tout ce qu’on ne peut acheter :
Le bonheur de se coucher,
Le bonheur de s’éveiller,
Le bonheur de t’écouter,
Le bonheur de te toucher,
Tu étais cet amour entier,
Si dur à vivre,
Si dur à suivre,
Si compliqué à satisfaire,
Tu étais ma planète entière.

Toi qui ne seras plus
Rien qu’une silhouette
Qui gémit en ma tête,
Rien qu’un chant, rien qu’un mot,
Toi qui portais mon nom si haut, !
... c’est bête !

Tu étais le conte de fées !
C’est triste la réalité
Avec ces matins qui viendront ...
Et ces grands lits où nous mettrons
Quelqu’autre à la place de toi
Quelqu’autre à la place de moi.
Car je t'aimais