2 janvier 2010 - S.R.
Toute ma vie j’ai eu des chiens ; De très, très, gros ; des moyens ; des tout petits . Et bien sûr, je faisais toujours une petite halte là où, dans Paris ou sa banlieue, il y avait un ou plusieurs arbres, pour le chien -et un peu pour moi aussi-.
Entre autres, sur une placette que j’affectionnais particulièrement, se dressaient cinq magnifiques chênes : c'était le mois de mai, le ciel était d’un bleu sans nuages, seulement, oh surprise, les cinq arbres avaient disparus ! coupés ! disparus à jamais ! tronçonnés à leur base !
Moi qui disais, quelques minutes auparavant « quelle belle journée » !
Je me revois, la chienne au bout de la laisse, et moi blessée au plus profond de mon être, statufiée devant ce qui m’apparaissait comme un crime.
Quoi ! Déjà si peu de verdure dans Paris, et on venait de sacrifier un lieu plein de charme. C’était en 1974, personne à l’époque ne parlait de « la disparition des forêts » cependant déjà amorcée…
Personne ne s’arrêtait pour pleurer la fin de cinq arbres en plein essor, qui ne demandaient qu’à vivre, dans cette banlieue d’Aubervilliers.
Ce fut, écrit d’un trait, dès mon retour chez moi .