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Maintenant je dois réagir
Cet amour ne peut nous suffire
Il est basé sur Toi et moi
Pas sur la paix. Pas sur la loi.

Je voudrai bien la solution
Définitive à mes passions
Tout ça c'est bien lourd à porter
Sans se plaindre, se révolter.

Je ne suis pas encor' très bien
Dans ma peau, et tu le sais bien
Parfois je prononce « nous deux »
Et ce n'est pas très généreux.

Parfois j'oublie la dignité
Mais comment - sans elle - exister ?
J'aspire à vivre sans conflits
Je dis « je t'aime » et je l'oublie.

Je voudrai pourtant un beau jour
Dire je t'aime sans détours
Bien haut, sans avoir à cacher
Tous ces sentiments que je crée.

Je veux le Vrai, je veux le beau
Et je veux tout ça sans les maux.
C'est vrai que j'aime en égoïste
Puisque par Toi, plus rien n'existe.

J'ai si longtemps si mal aimé :
Pour n'être que deux à rêver.
C'est difficile d'accepter
D'aimer toute la société.

Simone Raton
25 Août 1974
Comment aimer

Mon dieu, ce que l'on peut souffrir
De ses amours, de ses désirs
De tout ce que l'on n'a pas fait
Pour l'harmonie et pour la paix.

Comment ai-je recommencé
A conjuguer le verbe aimer
Pour moi, pour toi et pour nous deux
Pas pour les autres, pas pour eux.

Je voudrai trouver le repos
Le calme enfin dans le cerveau
Ne plus avoir envie de Toi
Et de ton corps et de ta voix.

Je voudrai bien me retrouver
Et oublier que tu es née
Ne pas savoir que tu es là
Que tu m'aimes, mais moins que moi.

Je n'aurai pas dû commencer
A être Toi, à t'écouter
A te vouloir à mes côtés
Rien que pour moi, par vanité.

Maintenant la graine est semée
La passion en moi a germé
Maintenant comment endiguer
Ce flot qui vient me submerger ?

C'est vrai qu'on peut tout transformer
- Sinon je n'ai plus qu'à crever
J'ai laissé progresser en moi
Un cancer dont je suis la proie.
Comment aimer
21 mars 2012 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Transmettre ou « Donner » Le moyen, pour être heureux

Il y a une raison à tout.
 Je n’ai pas pu perdre l’usage de la parole – donc la possibilité de dialoguer – pour rien.
 Sur scène « la voix » transmettant le cœur » était une nécessité. Il y a une fin à tout, et même si le théâtre, la Poésie, étudier,  apprendre sans fin des textes nouveaux, en écrire sans cesse sur tout et sur rien, sur de vulgaires bouts de papiers-  me semblaient être ma raison de vivre , cela n’en restait pas moins un « Travail ».Certes un travail « mal payé »-(je n’ai jamais su me vendre, (N’importe quoi, oui, sauf moi) trop marginale pour cela probablement ; Mais ma définition concernant tout ce qui est VRAIMENT de l’art étant toujours « Une carotte est une carotte : pour être vendue, encore faut-il qu’un vendeur de carottes se présente …etc ». je ne peux m’en prendre qu’à moi-même de mon actuelle pauvreté monétaire. Je n’ai pas compris tout à fait notre époque :  le temps et l’argent, bon , tout ça …
Mais je suis à la retraite, alors, je n’ai plus à TRAVAILLER. C.Q.F.D.Merci.

   Mais puisqu’il y a internet –ce qui n’existait pas il y a 50 ans- et que l’on peut communiquer avec le monde entier, je peux- tant que je vois encore suffisamment clair-, transmettre , comme je le faisais oralement autrefois en réunion de discussion,PAR ECRIT tout ce qui me semble être bon pour
moi-même et les autres, qui permet, si l‘on y réfléchi, d’essayer de s’améliorer :Une simple phrase qui vous donne envie de vous lever, d’agir. D’apprécier le soleil comme la pluie en fonction du rôle qu’ils joueront au cours de notre journée ; Et tout ce que l’époque dans laquelle nous vivons nous permet de mettre à profit, afin de jouir encore et avec le sourire, de la vie.
Une pensée forte et constructive d’un autre, quel qu’il soit, -parfois de moi , oui, - quelle que soit l’époque où elle a été formulée, que vous prenez comme devise pour une journée complète QUOI QU IL VOUS ARRIVE,cela est déjà une tentative d’amélioration de ce que l’on est.

Voilà j’ai « posé mes valises » comme me dit mon orthophoniste : Je puis encore taper à la machine avec une loupe, et il t a tant de gens qui souffrent bien plus que moi dans leurs corps ou leur esprit.
Pour les poèmes, je vais rechercher ceux qui traînent dans tous les coins.  « Ca t’occupe ! », me disent avec bienveillance les bien-pensants.