12 septembre 2010
Nous ne sommes que ce que nous croyons. Que ce en qui ou en quoi nous croyons.
Je viens de terminer « Un très grand amour » roman paru chez Gallimard, de Franz-Olivier-Gisbert. Je l’ai lu d’un seul coup comme on boit un verre d’eau, en réalisant que j’avais très soif : très soif de lire, de redécouvrir les autres, leurs vies, leurs pensées.
Depuis que je suis ici, dans ce Languedoc où le soleil règne en maître absolu, j’ai oublié «les livres» : Grignotée de toutes parts par la maladie, achevée par l’annonce d’un second cancer à opérer d’urgence (et donc opérée), par cette ambiance des hôpitaux qui vous sauvent peut être mais contribuent à vous rendre légume avant votre heure, j’ai omis de me réinscrire à une bibliothèque municipale…
Donc hier je me suis décidée à aller jusqu’à Bessèges (normalement pour m’inscrire à un cours afin d’apprendre à me servir correctement d’Internet !!!) et j’ai rencontré là un homme d’une extrême gentillesse, jeune, sans suffisance, qui m’a redonné envie de lire… Cesser de m’abrutir devant cette télé qui me fait stupidement passer le peu de temps qu’il me reste à vivre … vu mon âge, ma santé, ma solitude, mon absence de paroles échangées !
Pas de hasard : Ce livre récemment paru et choisi en premier par moi, est écrit par un « cancéreux grave »… et un fou d’amour aussi grave que cancéreux… que j’aie pu l’être !
J’ai failli ne pas continuer de lire, ne pas aller jusqu’au bout de ce très grand amour : C’est comme les rencontres apparemment anodines que l’on fait : tout à une raison d’être, et je remercie cet auteur, qui m’a redonné le désir de me battre encore davantage avec ce que je sais et crois de la vie : ma certitude que chacun de nous est né pour « quelque chose » à apporter à autrui.
La différence entre cet auteur et moi c’est….
Mais non, c’est trop long à expliquer ! Il faudrait la rencontre, le tête à tête avec ce Franz-Olivier, l’explication de cette philosophie que je pratique journellement, où l’un des principes des plus importants de chaque vie c’est que des « Trois trésors, le plus important est celui du cœur, suivi de celui du corps et en dernier de celui de…… ». Dépasser chaque jour son petit égo pour parvenir à comprendre qu’il y a « éternité de la grande vie universelle » ; Que chaque humain possède en lui la capacité d’aider tout individu quel qu’il soit ; de L’AIMER, de l’aimer d’un amour aussi fort que ces amours à deux, amours de contes de fée qui se limitent à deux petits égos,- coups de foudre ou coûts tout courts-, afin de faire disparaître la souffrance de notre planète. D’obtenir la paix pour tous, où nous nous trouvons.
La facilité monétaire permet, à tant d’individus de notre époque, de vivre en sourds, en muets, en aveugles !
Née pauvre j’ai cru, adolescente, que l’argent, le travail, la réussite, la notoriété, la gloire, rendaient heureux. J’ai obtenu ce que je croyais, répétant pendant quarante ans, comme mon père, « Ni Dieu ni Maître ». Je me suis trompée, puisque la vie nous est donnée pour être vécue jusqu’au bout, comme tout ce que l’on fait, et que mon père s’est suicidé sans avoir élevé ses trois filles jusqu’au bout.
Le trésor du cœur ?
Ce cœur mille fois plus grand que ce que notre seule confiance en nous peut nous permettre de réaliser : Eradiquer, tels que nous sommes, la souffrance de qui que ce soit, là où nous nous trouvons, pour les et nos vies à venir.
R. vient d’arriver : Très étonnée que je ne connaisse pas Franz-Olivier Gisbert, qui, m’apprend-elle, fait souvent le soir des émissions culturelles qu’elle écoute…..
Seulement, je ne suis que comme ce Franz-Olivier : je parle du vécu, de la réalité de ma vie, donc d’une vie actuelle parmi tant d’autres…Vie .obscure mais aussi valable que celles de ces grands intellos qui n’ont plus rien à apprendre si ce n’est du petit peuple; Victor Hugo avait bien compris cela, c’est pourquoi il y a eut tant de monde à son enterrement.
Adulte, j’ai eu la chance d’apprendre d’intellos bienveillants, ce dont je les remercie car la connaissance donne….Non, sûrement pas le pouvoir !
Finalement je ne sais pas ! Je me contente de croire, comme ces amis là, à :
-l’éducation
Particulièrement lorsque je ne peux plus penser ni même écrire de préambule parce que dix petits….disons…(.sans être raciste)…. enfants….. jouent bruyamment au foot dans ma rue, (si paisible auparavant) envoyant allégrement leur grosse balle sur ma petite voiture d’handicapée, alors que je ne puis protester puisque je suis aphone ;
-La culture
Grâce à des amis cultivés ayant en eux cette bienveillance : Se savoir et se reconnaître fourmi parmi d’autres fourmis ; Eux n’habitant pas forcément un H.L.M.
-La paix.
Je ne pratique le bouddhisme orthodoxe de Nichiren Daïshonin que parce que la Soka Gakkaï transmet les enseignements définitifs du Bouddha. Pas de réelle paix sans éducation, ni culture…ni transmission..
Même si c’est dans dix mille ans et plus je crois que la PAIX existera un jour dans le monde entier : Grâce à la révolution humaine de chacun d’entre nous qui avons eu, ont et aurons la chance de rencontrer la « Loi de la Vie ».