2 août 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Changer le poison en élixir »
Au fond, c’est merveilleux : pouvoir changer le poison en élixir grâce à la philosophie que j’ai adoptée à quarante ans et que j’essaie toujours de mettre en pratique à quatre vingt.
Pas facile ! Mais alors pas facile du tout, quoique ce remède s’avère salutaire dans les périodes si difficiles à traverser qui vous font suicidaire à votre corps défendant. Quand j’écris, (puisque j’ai perdu la voix), donc quand j’écris « à mon corps défendant » je devrais dire conscience « défendante » !
Mais bon, là n’est pas mon propos ce matin.
D’abord nous voici au mois d’août, et comme juillet ne m’a jamais été favorable au cours des années, tant mieux ! Et puis je me détermine, à nouveau à vivre.
- Ne pas tenir compte d’un cancer qui, d’après le corps médical et le service d’oncologie d’Alès aurait redémarré ;
- Du 2ème sein que l’on m’a ôté, fin novembre dernier, opération me laissant une horrible cicatrice (voir photo, mais à 80 ans les effets de poitrine ne me préoccupent plus guère, si tant est qu’ils ne m’aient jamais préoccupée) ;
- Et à avoir eu raison en refusant de commencer une chimiothérapie, probablement suivie de rayons, programmée par le service hospitalier de cancérologie d’Alès.
Il n’y a pas de hasard : Je n’achète jamais de journaux, les mauvaises nouvelles du jour transmises par la télé à 7 heures du matin me suffisant grandement pour altérer mon optimisme naturel et attrister ma journée : mais il se trouve que ma sœur a pris le temps de découper, à mon intention, un article du Midi libre du samedi 24 juillet, article qui me donne à réfléchir. Je n’ajouterai aucun commentaire, je m’interroge :
-Faut-il dorénavant s’abstenir de faire confiance à une institution reconnue pour son intégrité par la LOI et les lois en vigueur ?
ou
- Faut-il que je reconnaisse que je pèche par, disons, naïveté ? A mon âge !
Vive le progrès ; la science ; les grands chercheurs ; et….. les laboratoires.
PS : Ceci écrit, il est certain que j’ai été sauvée voici dix ans par la chimio et les nombreuses séances de rayons qui ont suivi, lors de l’ablation du sein droit effectuée à Clermont-Ferrand.
Et… quand je pense que l’on condamne toujours à mort dans certains pays : En 2010 ! Comme si la mort n’avait pas suffisamment de travail, sans que l’homme vienne à son aide !