10 novembre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
Mise au point.
En 1968 on rêvait de tout, (on était tout de même des rescapés de la guerre 1939-1948 ! ) mais d’abord de LIBERTE. On s’est battu dans les rues pour ça, en 68 ; On a fait face à la police armée avec des couvercles de poubelles pour ça, ; On a gueulé dans les ruelles de St Germain des Prés pour ça D’ABORD.
Aujourd’hui j’ai envie de rire, plutôt de sourire, pour ne pas dire de pleurer : Jamais on n’a été autant en dépendance des machines. De la technique. De l’esprit-inventeur des AUTRES. De ces petits et gros boutons sur lesquels on ne cesse d’appuyer : Aspirateurs, machine à laver, appareils corporels, et j’en passe,( pour ce qui est du bien être matériel).. Radios, télés, ordinateurs, etc… ( Pour ce qui est de esprit ). Tous ces appareils qui ont la bonté de nous rendre service quand « ils le veulent ou le peuvent » : Dépendance des intempéries, des coupures de courant, de l’approvisionnement de ces mille et mille petites choses qui sont indispensables pour que le robot que nous avons payé cher fonctionne et nous obéisse au doigt et à l’œil.
Lequel de nos doigts, lequel de nos yeux ?
Je terminerai ma vie sans regret, la seule technique pour moi ayant été de croire au bonheur : Etre heureuse à chaque moment à travers le contact humain (toutes les formes d’amour VRAI) ; Le dialogue, l’échange, la tendresse ; Le contact des animaux,-quels qu’ils soient-. leurs mystère- ; Le contact avec l’herbe qui pousse et continuera de pousser si quelque « Hiroshimachien » ne s’ingénie pas, dans l’ombre des laboratoires et de nos grands cerveaux de chercheurs du monde ENTIER , à améliorer Notre sort, à nous, femmes et hommes ORDINAIRES.
Tous ces remarquables chercheurs de la technique, du son…. et de la parole.
La personne la plus proche de moi, ici, dans les relations humaines, ne sait PLUS dire un mot sans me citer des noms, des noms, des noms, quel que soit le sujet qu’elle aborde ! Oui, elle est cultivée ; Oui elle est bourrée de connaissance(s) ; Oui elle ne parle que BIO et Cie ; Mais maintenant que j’ai perdu la vivacité de la parole, je « m’évade » souvent lorsqu’elle me rend visite, en comprenant (enfin) que les psy ont raison de se faire payer chèrement pour écouter, écouter, écouter ce déferlement de cultures, et d’inutiles paroles …
QUE, d’ailleurs, PERSONNE N’EMPORTERA AILLEURS. -Tout n’étant qu’une question de temps - et non d’argent- , puisque nul ne CONNAIT l’heure de son ultime voyage, et ne désirant savoir ce qui l’attend…APRES, qu’il ait bien ou mal agit, pour les autres, tout au long de sa présente vie.
PS :Afin de corroborer ce que je viens d’ écrire « Pas de connexion ». Il faut dire qu’il pleut ! L’inspiration c’est peut-être bien, mais voilà la preuve actuelle, il pleut sur les Cévennes et dans les petits bleds on ne peut plus travailler. CQFD. (en voilà une explication pour le manque de travail dans le Sud…)
Donc je vais en profiter pour glisser un « petit poème »… écrit à Calais- et retrouvé par hasard dans mon fouillis.- Il m’avait été m’avait demandé, lors d’une exposition dans un musée, de faire l’éloge de la DENTELLE DE CALAIS, de renommée mondiale.
Avis aux français, pour ce qui est de la connaissance !