7 avril 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
Croire !
Jésus est tout de même bien mort avec des clous dans les mains et dans les pieds, non ?
Et pourtant !
Alors comment ne pas comprendre qu’il faudra dix mille ans et plus pour que « le monde » soit pacifié vraiment ? Que chaque individu se soit remis en cause chaque matin, afin que la vie aille dans le sens de la bienveillance à tout instant. L’homme fait partie de l’univers : Sa responsabilité est totale où qu’il se trouve, souffrant ou heureux, président ou chômeur.
L’aphonie totale que je subis actuellement me ramène au stade d’animal : Manger, boire, dormir, avoir hélas encore des pulsions sexuelles. A l’aide d une loupe il me reste encore la possibilité de lire, si possible pas n’importe quoi, afin de ne pas vivre comme ma chienne ;
Il me reste le monde des docteurs, infirmiers, hôpitaux, pour, selon leur bon vouloir, me conduire vers la guérison ou avoir servi de cobaye pour les générations futures : Il est vrai que penser cela peut être consolant. Un monde sans paroles inutiles comme nous en proférons (ou entendons) à longueur de journées. Cette parole qui permet d’aller à la rencontre de l’autre quel qu’il soit, dont nous n’en mesurons la portée que lorsque nous en sommes brutalement privés. Comme de tout d’ailleurs !
Facile de croire à quelque chose ou à quelqu’un d’extérieur à soi ! Mais s’assumer, s’interroger sans complaisance sur soi-même, son comportement,’sa révolution HUMAINE individuelle, le pourquoi des problèmes que l’on rencontre…
Bravo, les associations ! encore faut-il que chacun à l’intérieur d’un regroupement se dresse seul, en pensant que les autres sont lui et qu’il est les autres. Nul besoin d’aller à l’autre bout du monde, clochard ou directeur de banque, là où l’on se trouve, il y a quelque chose à faire pour mieux agir. C’est long dix mille ans et plus lorsque l’on tente d’être un pionnier qui agit dans l’ombre et croit au soleil, et à l’état pur de notre univers, l’état de bouddha qui sommeille en nous.