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28 juin 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Il sera une fois… »

Parfois, lorsque je lis les écrits d’un philosophe comme le Président Ikéda, et particulièrement ses commentaires sur des sujets variés, comme aujourd’hui sur « l’héritage de la loi ultime », donc de la vie et de la mort, je suis saisie d’un bonheur inexplicable, je re-comprends la vie, et j’ai envie de chanter, de parler du bonheur de vivre,de communiquer, communiquer , parce qu’il fait beau, qu’il y a du soleil, que devant ma fenêtre les arbres feuillus et bien verts se balancent dans le vent, que ma pékinoise de chienne dort à mes pieds et que, finalement, c’est bien que je vive encore.
Hier je relisais « Bergson » autre philosophe évoqué par Daïsaku Ikéda dans une des revues pour la paix éditée par la la Soka Gakkaï. Etudier, ne pas lire en surface, se remettre en cause, quelle chance de pouvoir le faire ! Quelle chance d’avoir des yeux pour lire, des oreilles pour entendre, des organes qui « assument la fonction pour laquelle ils ont été créés » ! C’est vrai qu’il est important de CROIRE qu’un seul humain peut changer le monde, et que chacun possède la pureté enfouie, bien sûr( ! )au fond de lui…tout au fond.
La plupart de mes amis me parlent du « chemin ; de la marche, de la marche et encore de la marche ; du silence ; du jeûne ; des Cévennes. ». Avant, j’ai beaucoup marché aussi ! Pas toujours pour le plaisir de la marche, hélas ! On m’a  bien souvent fait marcher » à contre-courant ; j’ai quelquefois été « démarchée » par naïveté , ou…stupidité de ma part. J’assume !
J’ai une si grande joie au cœur ce midi, en étudiant, que je marche à ma façon, supportée par mon petit ordinateur. Merci à qui me l’a porté jusqu’à chez moi, pour que je continue de marcher en paix avec moi-même, grâce à mes mains.
Il y aura nous

Il y a eu moi, les scènes, les orages
Cent fois
Et la lassitude et d’autres visages
J’ai froid.

Il y a aujourd’hui où tu vas t’en aller
Sans moi
Il y aura le cours de nos destinées
Sans joie …

Il y aura la vie pour nous revoir
Tu crois ?
Il y aura tout ce qui reste à voir
Pour toi.

Il y aura ce jour où tu me reviendras guérie
Je sais
Où tu auras compris un peu ce qu’est la vie
C’est laid.

Et il y aura à nouveau  notre soleil à l’horizon
C’est vrai
Ta bouche et tes cheveux et tes mains et ton nom
La paix.

Il y a la vie ce que nous en faisons,
L’amour !
Il y aura les poèmes, les chansons,
Toujours.

Il y avait toi, il y avait moi, il y aura nous
Je t’aime
Il y aura notre passion, mais à genoux
Quand même.

Pour D.
Simone Raton
19 juillet 1977
Il y aura « nous »

Il y avait une route … et un grand soleil
Au bout
Il n’y a plus qu’une impasse … sans soleil
Du tout.

Il y avait ce qui ressemblait à de l’amour
Debout
Et moi qui y croyais, car moi j’y crois toujours,
En tout.

Il y avait un seul cœur dans une maison
Jaloux
Il n’y avait pas encor de saison
Mon doux.

Il y a eu tout ce qu’on a éliminé
Partout
Les autres, ta famille, mes amitiés
Oh tout.

Il y a eu l’automne après le grand soleil
Les sous
Qui changeaient en guêpes les abeilles
Dessous.

Il y a eu ce matin où tu m’as dit « non » en riant
Pourquoi ?
Où tu trouvais que l’amour devenait fatiguant
Sur moi.

Il y a eu cette impossibilité de « se comprendre »
Ta voix
Qui disait « que veux-tu donc encor m’apprendre ?
Dis-moi …