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5 avril 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« L’ennui »

Une fois par mois une « réunion de discussion » a lieu partout dans le monde de la Soka Gakkai (bouddhisme orthodoxe de Nichiren Daïshonin) ): Hier au soir le thème proposé était « l’humanité ». Vaste sujet lorsque l’on s’est engagé à défendre la paix du monde jusqu’au bout au péril de sa vie (enfin, c’est ce que l’on répète…) .
Une heure de route, et j’arrive en avance de 10 minutes : Où se tient la réunion ?  Aux « Seigneuriales », très joli endroit, de coquettes maisons, des pelouses entretenues magnifiquement, de belles allées, pas de cris, ni de bruits, ni d’enfants qui s’ébattent : le rêve pour l’heure de la retraite. Bien sûr il faut montrer patte blanche pour y pénétrer.
Comme, avec le temps, je ne suis plus marginale, mais… éduquée, je préfère arriver juste à l’heure, ni en avance ni en retard, chez  la personne qui nous accueille. Je sors de ma voiture ma pékinoise ( petite chienne de 3 kgs environ) tenue en laisse, comme il se doit, afin de faire quelques pas en tuant le temps ! Je n’ai pas parcouru 100 mètres qu’un monsieur m’interpelle « Vous habitez la résidence ? «  - Non monsieur, j’attends une amie qui habite là- (Je répète  trois fois car je n’ai plus de puissance vocale). Le monsieur hésite, se détourne et rentre chez lui. Du coup, après réflexion, je fais demi-tour pour remettre la chienne dans la voiture afin d’attendre, assise, que 18 heures sonnent.  A cet instant une dame, qui promène un caniche noir, vient vers moi et me dit " Vous n’habitez pas la résidence ? " Non madame… " Alors vous n’avez pas LE DROIT de promener votre chien ici ! ".
Ils m’ennuient


Si tu savais comme ils m’ennuient ...
C’est que, vois-tu, tu me poursuis
Toujours.

Si tu voyais comme ils sont tristes !
C’est pourtant vrai que rien n’existe
Sans toi.

C’est vrai, que je les trouve « plats »
Leurs mots ne m’intéressent pas.
Oh toi, dont j’ai si fort envie
Toi mon amour, mon doux, ma vie,
Toi dont j’adore les cheveux,
Le profond sans nom de tes yeux.
Toi dont j’entends en moi la voix,
Toi et ton rire, ton émoi,
Et tes étonnements d’enfant,
Et ta façon d’aimer le vent.
Toi, dont mon corps a tant besoin,
Toi et tes jeux, toi et le soin,
Que tu peux mettre à m’adorer
Sans jamais pouvoir expliquer
Pourquoi l’on s’aime sans murmurer,
Pourquoi notre passion est pure,
Pourquoi elle est cette ceinture
Qui nous a à jamais liés
Liés contre vents et marées.


Simone Raton
1976
Ils m'ennuient