Tu les avais tous tués
En moi, les bons... les méchants....
Les gentils... les enfants...
"Par amour de moi", disais-tu.
Tu les avais tous chassés
De ma maison, de mes chansons
De mes poèmes... "Je t’aime
Mon amour", disais-tu
Tu les avais évincés
Sans pitié, sans tendresse,
Pour me libérer de l'amitié,
Par amour, mon amour, disais-tu.
Et ce matin tu m'as trompée
Pour un regard, pour un peu plus
J'en ferais un joli poème...
Je ne t'aime peut-être pas, me diras-tu !
Et puis, quand tu me reviendras,
Un peu triste, un peu déçue,
Libérée de cette jeunesse....
Toi, je t'aimais, me diras-tu....
Hélas, je ne te croirais plus.
Quand tu me rediras "je t'aime"
Tu m'auras tellement déçue
Qu'enfin je ne t'aimerais plus.
Pour D.
Simone Raton
20 Juillet 1977