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Je vous ai compris


La vidéo, la robotique,
Dont le seul propos, dont l’éthique
Et toc et tac et tac et tic
Est de satisfaire aux désirs
De chacun : donner du plaisir
Au plus humble des citoyens ;
Qu’il possède enfin le moyen
De « s’éclater » de vivre heureux
Grâce à tous ces merveilleux jeux
Offerts par notre société
Pour un peu plus le piétiner.

Fasse que l’homme se redresse,
Il est plus que temps, cela presse,
Vu le millénaire à venir
Et cette Europe à définir.
Il serait bon que un par un
Chacun assume son destin
Chacun se prenne par la main
Pour être ce qu’il est : « humain ».
Il serait bien que la jeunesse
Parle plus de vie que de fesse
En retrouvant, dès son enfance,
Dans « l’adulte » un peu de confiance.
Il semble urgent que nos « égos »
Rendent l’âme. Que nos propos
Soient responsables de nos maux
Par nos actes et non nos bons mots !
Qu’à nouveau souffle la tendresse,
Que des gens nouveaux apparaissent !
Faisant foin de ce mot « profit »
Qui fait que l’homme est si petit
Lorsque sa vie n’est plus « défi »
Pour l’harmonie : non l’appétit.

Avoir du temps et des loisirs,
Si ce n’est pas pour s’en servir,
- Un peu mieux agir … réfléchir –
C’est … ce qui peut être le pire.


A Gannat,
S. Raton
3 janvier 2000
Je vous ai compris

Bien sûr que je vous ai compris :
Vos mots pour moi n’ont pas de prix !

Vous m’avez dit « La bourgeoisie »,
Les marginaux, leurs paradis,
Aussi les magnats du pétrole,
Soudain la bourse qui s’affole.
Vous avez parlé « société »
Syndicats, actes notariés,
La mafia, les courses, le sport,
La corrida, la mise à mort.
Vous avez soupiré « Sida »,
La drogue et le Rwanda,
Les bons mots de notre télé !
Les impôts, la publicité,
Sans omettre l’ONU, l’Otan,
L’implication du Ramadan.
J’oubliais les handicapés,
Les pays sous-développés,
Leurs lois .. Tiens la 1901 !
Les Rois … Il en reste quelques uns,
Le « Rottweiller » qu’il faut tuer,
Et puis tous ces non-intégrés …
Sans compter tous nos alcooliques,
Les R.Mistes et leur clique,
La police qui va train-train,
Les délinquants … n’ajoutons rien,
Les grèves, la S.N.C.F.
Les leaders et leurs petits chefs,
Notre président … ses bla bla …
Les ministres n’en parlons pas !
Pour - sans médire – terminer …
(Afin de ne point m’ennuyer)
Par : « Ce qu’on dit, qu’on ne doit pas ».

J’écoute votre charabia
Et je me dis « mama mia »
Le bonheur est où, dans tout ça ?
Et que devient l’homme ordinaire
Qui se contente de se taire
Lui qui est « la démocratie »
Démocratie qui se soucie
C’est logique … de la technique
22 janvier 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Le silence n’est pas toujours d’or

C’est quelquefois difficile, par amitié, de rester là à écouter quelqu’un qui est venu vous rendre visite pour se désennuyer un peu, sortir de son trop plein de stress, de son «  trop de gens ceci, trop de gens cela, moi à leur place Je…!!! » :
Se taire, acquiescer, être compréhensif, par manque de courage ! Ne rien rétorquer, ne surtout pas dévoiler sa propre opinion sur le ou les sujets abordés, vouloir la paix chez soi … même au prix d’un lâche renoncement !
Et... 10 ou 15 ans plus tard, se retrouver devant une semblable tasse de café à écouter les mêmes propos. Entendre à nouveau ceux qui changeront notre monde grâce à leurs savoirs, leurs  bavardages et leurs… non actions !
Qui n’a pas connu cela, qui ne s’est pas assis après le départ de « l’ami » en se disant  tout bas : bien sûr que
                   « JE VOUS AI COMPRIS »