1° août 2011 - Festival de Gannat
Au cœur de la France, en Auvergne, une petite ville organise chaque année depuis 38 ans un Festival européen ouvert sur « LES CULTURES DU MONDE». Une semaine en juillet, semaine durant laquelle toute une ville se motive pour accueillir des spectacles insolites, venus du monde entier,et donnés en plein air, au cœur de GANNAT :
Se succèdent, à un rythme endiablé, parfaitement orchestrés :
Danses populaires et traditionnelles ; Chorégraphies et Chants (découverte des us et coutumes de chaque région) ; Ensembles instrumentaux (présentés dans les costumes hauts en couleur de communautés ignorées pour la plupart): sketches burlesques, etc…
Venus de tous horizons, issus de différentes ethnies, sans interruption, durant des heures, des groupes – constitués de 2 à 50 participants-, nous font découvrir et partager les conditions de leurs vies (aussi de leurs survies! ), leurs traditions, nous entraînant dans un véritable feu d’artifice à la découverte de « leurs racines ». De l’Art sans fard, le travail artistique magnifié, forçant l’admiration pour tous ces « groupes » méconnus, pourtant plus que professionnels !
Sidérée de voir réalisée une telle « cohésion » - sans publicité !- dans ce petit cœur de la France qu’est Gannat, j’avais assisté trois années durant, avec ma famille, à ce festival… Et puis, le temps passant…
Je ne suis pas éternelle, j’ai donc décidé de retourner cette année, malgré « mon grand âge » à Gannat. Toujours étonnée et admirative par l’organisation étonnante de cette association, qui DURE ; Où rien n’est laissé au hasard : garer sa voiture ; accueillir les spectateurs que ce soit sur réservation ou non ; Programmer des soirées cabaret, des défilés dans les rues, des ciné-rencontres, des animations pour enfants, animer buvettes et restaurations propres à chaque pays, etc…
Rien n’est négligé, tout a été pensé, prévu, réfléchi, alors que se rencontrent là des troupes venues de tous les continents, de grandes villes comme de tout petits territoires, parlant un dialecte ignoré de tous.
La joie, la gaité, les couleurs, l’entrain, un débordement de « vie non factice », c’est cela le festival de Gannat.
« Un seul homme peut changer le monde » explique le bouddhisme. En tous cas, avec ses gros sabots, son grand chapeau, sa « Bourrée Gannatoise « JEAN ROCHE »,
( directeur artistique de ce festival depuis sa création) est, pour moi, une preuve de ce que le courage d’un « auvergnat »- défendant ses racines de bon français- a su réussir.
Avec la richesse, la diversité, la beauté de nos multiples petits coins de France, si, dans chaque municipalité existait un JEAN ROCHE (que j’ai eu le bonheur d’applaudir mais dont je ne connais ni la vie privée ni les idées politiques…) –il y aurait du travail pour beaucoup et des bénévoles véritablement heureux de l’être,- ne serait-ce que pour une semaine toute entière consacrée à la défense de leur terroir, et à la preuve de la valeur de ses habitants.
Participaient, entre autres, au programme de cette année :
-Le Rajasthan - le Kenya- Le Mexique- Le Brésil- la Jamaïque - La Chine- L’Indonésie - les percussions javanaises – La Serbie- Le Portugal - La Galice - La Scandinavie - La Roumanie - L’écosse – Les Pyrénées(Ariège). Sans oublier, Auvergne oblige, la bourrée Gannatoise, quelque peu remise au goût du jour.
Je ne parle pas du prix des places : il défie toute concurrence.