17 juillet 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
Jacques Martin
Hier, sur la « 2 » je regarde par hasard « UN JOUR, UN DESTIN » : De 13h25 à 14h50, la vie de Jacques Martin. Emission « les coulisses d’un empire, rediffusion. »
Je l’ai vu à ses tout débuts, Jacques Martin. Avec Madeleine nous allions souvent voir des émissions présentées gratuitement sur une grande scène parisienne. Dès ses toutes premières émissions, nous avons été certaines qu’il ne pouvait que « réussir » ce vif-argent, bavard, attentif aux gens, aux choses, aux détails, débordant de vie, impétueux ! Nous aurions nous pu tromper, c’est vrai : j’en ai connu tant d’autres valables qui n’ont pas « réussi ».
Lorsque l’on pense à l’audience que Jacques Martin a eue durant plus de vingt ans le mot « Empire » n’est pas trop grand pour Lui, et le mot « coulisses » non plus. Engouement pour toutes les sortes d’émissions menées de main de maître par cet homme ; Jalousie qu’il déclanchait chez certains acteurs- animateurs en mal de travail ; Lorsque l’on voit le déroulement de sa vie et que l’on en voit la fin, cela donne tout de même à réfléchir.
Ses femmes… ses enfants ? (lui qui savait si bien, sur scène, faire parler, chanter, s’exprimer ,la petite et moyenne enfance) bien sûr, ils les avaient aimés ; N’empêche qu’il est parti mourir face à la mer, dans un hôtel, dans le Nord, tout seul ! Lui,dont tant de gens ont recherché l’amitié, le contact, l’appui…Lui, reconnu par tous comme un maître absolu et infatigable dans ce domaine de « l’animation »…. Alors qu’au cours de l’émission on apprenait que son vœu profond, son seul vœu, aurait été de « faire du vrai théâtre, du Grand Théâtre, de jouer sur scène ! » et non de faire de la télévision …
Avoir été objet d’admiration ! D’adoration ! de millions de familles françaises durant des mois et des mois, et s’en aller mourir seul, loin des bravos, de la foule, et même de sa famille, c’est un peu…triste, non ?
Avoir Choisi de mourir en regardant le ciel et en n’entendant que le bruit des vagues….Loin des copains qui ne téléphonent plus, loin de ceux qui sont « les siens » et qui vous aiment pourtant, ou vous ont aimé. Loin de ce tumulte parisien qui fait et défait les réussites.
En fait, quelle réussite ? Quelles réussites ?
Et qu’est-ce que cet amour d’un public qui vous a adulé comme un prince……. et que vous choisissez d’ abandonner pour mourir près de l’océan ?