LES TROIS TRESORS
A mes enfants !
Je croyais avoir enseigné
Ce qu’est « le trésor du grenier ».
L’argent qu’il leur faudrait gagner
Pour n’en pas être prisonniers
Mais sans vouloir en amasser
Au détriment de la pensée
Au détriment de leur amour
Au détriment de chaque jour
Au détriment …oui… des enfants
Simplement…à leur détriment.
A mes enfants !
Je croyais leur avoir appris
Qu’un grenier n’est pas un abri
Suffisant pour vivre sa vie
Dans la JOIE ; Et que nos envies
Passaient par un second trésor
Important : Le « trésor du corps »
Ce corps sans lequel on n’est rien,
Qu’il nous faut soigner, c’est certain
Plus que le trésor du grenier
Mais sans, - ce dernier-, oublier…
A mes enfants !
Mais surtout j’avais prétendu
Or, - est-on jamais entendu ?-
Qu’il n’existait « qu’un seul trésor
Qui méritait tous nos efforts »
-Plus beau que les trésors du corps
Et du grenier – tout cousus d’or-
Un trésor qui n’est pas un conte,
Mais trésor qu’il faut prendre en compte
Je veux dire le « trésor du cœur »
Soi. les autres. Et …leur bonheur.
Ai-je mal transmis le message ?
Je n’ai pas su les rendre sages,
Leur expliquer que le bonheur
N’est obtenu que par le cœur…
Bien sûr, il faut beaucoup d’argent
Pour vivre : Mais au détriment
De la vie et de l’entourage,
Cela ne peut pas être gage
De félicité à venir !
Un seul point est à retenir :
Le trésor du cœur en premier,
Suivi du corps, puis du grenier.
Simone Raton
Ecrit Dans le train Paris-Vichy
le 10 janvier 1998