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M  A  S  Q  U  E

Il s'est maquillé lentement :
Masque tout blanc
Deux yeux ardents
Nez " grenadine "
Pour humblement
Quelques enfants
Sur de vieux bancs.

Deux lieux : la piste et la coulisse
Et sa peur, qu'il veut dominer
Quelques grimaces
Sans la glace
Les poings serrés :
Il va entrer.
Et voilà que plus rien n'existe de « lui »
Et voilà que plus rien n'existe que « lui »


Simone Raton
Juillet 1986
Masque
19 septembre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
Patience et longueur de temps !

Enfin ce cauchemar « avoir Internet et ne pas avoir été capable d’apprendre à m’en servir SEULE » va-t-il prendre fin ? Seule ou… avec quelqu’un de toujours stressé, pressé(e) par le temps… 
Tant que la tête fonctionne, il me semble que l’on est capable d’évoluer, d’apprendre encore et toujours quelque chose qui vous est nécessaire, à Vous, dans votre fonctionnement du moment ; Quelque chose, dont vous désirez vous servir quotidiennement, comme on le fait d’une vieille machine à écrire par exemple !
On a des prothèses de jambes ? Bon ! … On ne peut plus marcher ni courir comme avant, comme à 20 ans, comme hier, c’est évident ! Mais la tête ? Lorsqu’elle ne cesse de fonctionner qu’en fait-on ? Qui peut se vanter de ne servir à rien, et se dire véritablement heureux(e) ?
A Calais j’ai dépensé une fortune avec, parait-il, un « grand crack en informatique »: 25 ans, une prétention démesurée, un écran grand comme un mur de 3m sur3, et probablement une envie de réussir rapidement : L’homme moderne typique quoi ! Notre époque.
Donc, une affaire à suivre : Puisque l’on trouve TOUT sur Internet, ma vie va devenir un vrai roman policier à la recherche de …
J’entendais tout à l’heure, sur France Culture, des commentaires relatifs à la « Musique de chambre » : La place qu’on ne lui reconnaît pas, qu’on ne lui donne toujours pas, dans les milieux musicaux dits cultivés (ou qui se prennent pour ……). Je me souvenais de Jean Vilar nous expliquant, à nous, élèves-comédiens, (j’avais 18 ans) que le peuple avait besoin de la Grande Musique comme tout un chacun. Que s’il nous réunissait c’était pour nous faire entendre, comprendre et aimer Bach, Mozart, d’autres ; Que certains d’entre nous - élevés aux sons de l’orgue de Barbarie, de l’accordéon et de ces vieilles chansons A TEXTE qui font pleurer les miséreux dans les zones non encore baptisées, « défavorisées » -, allaient avoir la chance découvrir le privilège d’écouter de la « Grande Musique ».

N’étant pas musicienne, je me contente d’écouter ces propos. J’aurais pu mettre exactement les mêmes commentaires que ceux entendus à propos de la musique de chambre….Plus de 65 ans à me battre pour que la Poésie prenne sa place en ETANT INTERPRETEE CORRECTEMENT par cœur, journellement, par exemple à la Télé, comme du Bon théâtre, pour la beauté des mots, et de notre langue, pour la beauté du cœur et des sentiments.
J’ai Internet : à moi -peut-être ?- de m’en servir correctement afin que, même si LA POESIE n’a jamais déplacé 5000 spectateurs applaudissant à tout rompre n’importe quel humoriste ou groupe, ELLE réchauffe quelques cœurs, et aide quelques vies à la découvrir, CETTE POESIE ! La poésie de tous les temps, celle des Villon, La Fontaine, Aragon, Hugo (la liste est longue) et des encore vivants, comme les « RATON ».