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29 septembre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Famille d’accueil », Merci.
J’ai beau critiquer la télévision, la regarder un peu trop souvent à mon goût, elle fait quelquefois ressurgir en moi des aventures similaires vécues voici bien des années. Aussi des émotion fortes : Tantôt de reconnaissance, comme aujourd’hui, tantôt de colère contre moi-même par rapport à ma non vigilance (lors de mes rencontres masculines ou féminines.)
C’est la deuxième fois que je regarde « FAMILLE D’ACCUEIL » de 15h10 à 16h45, sur France 3. Tous les célibataires, -(y compris veufs, divorcés sans enfants, malades, hommes politiques... etc.)- jeunes ou non, auraient intérêt à regarder au moins une fois cette émission, afin de se rendre compte que, finalement, presque tous nous jouissons d’une sacrée belle vie, en omettant simplement de nous en rendre compte. L’optimisme qui se dégage de cette famille (pourtant dite d’accueil) remet les pendules à l’heure, que ce soit l’heure des repas, de l’école, de la tendresse, de la vie en fait !


Et tu me parleras tout bas,
A moi qui ne t’entendrais plus,
A moi en qui se sera tu
L’écho de tes mots en mon âme.
Et nous parlerons amitié ...
Puisque tu te seras trompée,
Plus que moi en me désaimant
Puisque tu auras tressailli
A d’autres voix, à d’autres bruits,
Que ceux que je faisais pour toi ...
Puisque tu n’auras plus voulu
Aller jusqu’au fond du vécu
Puisque tu te seras tant plue
A jouer avec ma tendresse,
A te jouer de mes caresses,
A te jouer de ma passion,
A jouer à faire attention,
A te donner au ralenti,
Puisque tu auras désappris
A te donner sans restriction
En surface ... pas en profond.

Maintenant la partie est belle,
C’est toi qui tires les ficelles
Du pantin que tu as voulu ...
Mais j’oublierais tes yeux, ton cul,
Je serais comme tout le monde,
J’aimerais les bruns et les blondes,
Ou plutôt je n’aimerais pas,
Je m’offrirais ... en d’autres bras.
Puisqu’il faut que le corps exulte,
Puisque d’autres en font un culte,
De leur corps et de leur beauté,
De leur aspect sans dignité ...
Puisque tu m’auras redonné
La possibilité « coucher »
Comme les putains ... sans passion,
Sans n’être - à deux - qu’un seul nom ...
Puisque je peux te supplier,
Toi qui n’as pas su te donner,
Toi qui n’étais qu’une apparence,
Que j’avais ramassée « malchance ! »
Lorsque tu te mourais de moi ...
C’est ce, qu’alors, disait ta voix.



Simone Raton
20 Juillet 1977
Merci

Puisque tu es partie, merci.
Oh bien sûr, j’ai souffert,
Bien sûr, c’était l’enfer,
On voudrait en finir,
On voudrait en mourir,
Oui l’on voudrait crever,
Et crier, et tuer ...

Puisque tu es partie, merci.
La paix va revenir,
L’orage se taira
Tout se recalmera,
Le ciel sera limpide,
Et ce sera rapide,
Je dirais « on s’aimait ? »
Etonnée, je le sais.

Puisque tu es partie, merci.
Bien sûr, je vais souffrir,
Bien sûr, je vais sourire
Lorsqu’on me dira
« Toute seule, ma belle ? »
Que mentant de plus belle,
Je dirais « Tout va bien ».

Puisque tu es partie, merci.
Le monde enfin sera le monde,
Sans cette angoisse qui m’inonde
Quand tu parles à d’autres qu’à moi,
Quand le désir n’est pas de toi.

Oh bien sûr je vais m’amuser,
Et puis je parlerai d’amour,
Et je dirais le mot « toujours »
Dans des poèmes un peu tristes.
Il faudra bien sûr que j’existe
Quand tout bas je leur livrerais
Un peu de ce qui était « nous »
Et puis mon cœur, en petits bouts
Et que tu as tué d’un coup
Quand tu as dis un autre nom,
Comme tu prononçais « Raton »
Avec cette envie de dormir
Pour le meilleur et pour le pire
Près de quelqu’un d’autre que moi.

Et puis quand tu m’auras trompée
Avec ton corps, plus ta pensée,
Alors je reviendrais en toi,
A petits pas, à petits pas ...
Merci