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2 août 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« La mort du Dauphin » De Daudet.

Evoquer Alphonse Daudet, ce n’est pas se souvenir des « Lettres de mon moulin » en ne citant que la si jolie petite histoire de « la chèvre de Monsieur Seguin », apprise par cœur, à l’école ! Certes, c’est charmant ! Attendrissant ! Mais c’est dans « l’homme à la cervelle d’or », ou « La mort du Dauphin » que se révèle l’homme, l’écrivain, sa perception de la vie…C’est peut-être grâce à ce genre d’auteur -un peu oublié - démodé- que l’on s’interroge sur l’humanité…l’égo….L’influence de la religion que l’on nous a inculquée (ou non) étant enfant... et les enseignements que l’on en tire quotidiennement lorsque, plus tard, on CHOISIT sa vie.
Dans « ses lettres » Daudet touche à l’essentiel, or qui veut entendre l’essentiel ? Dans « Ballades en prose » lorsque Daudet commence par « le petit Dauphin est malade, le petit Dauphin va mourir » l’auteur décrit magnifiquement l’émoi de son entourage, la cour, les majordomes, la suite, l’environnement de l’enfant…. Mais ce qui est intéressant c’est ce que dit le Petit Dauphin, voyant sa mère en larmes :
-« Madame la Reine, pourquoi pleurez-vous ? Vous oubliez que je suis le Dauphin, et que les Dauphins ne peuvent pas mourir ainsi. »
Oh les imprudents

Ils fuient … la plupart du temps
En fumant
En trompant
En jouant
En mentant
En priant
Ils fuient … leurs responsabilités !
En prenant le thé
En jouant aux dés
Ou bien au tiercé
Ou aux mots croisés
Par facilité.

Ils fuient … leur raison de vivre
De plus en plus ivres
En lisant un livre
Qui jamais ne livre
De belles pensées
Imbécillité.

Ils fuient pour ne pas penser
Pour ne pas lutter
Ne rien assumer
Ne plus rien tenter
Ne pas regarder
La réalité.

Ils fuient parfois en parlant
Parfois en riant
Parfois en chantant
Parfois en courant
Toujours refusant
La vie prudemment.


Simone Raton
1978
Oh les imprudents