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26 août 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Sur France info, 13h20, hier ou avant-hier, il était question de la Sexualité. Genre questions-réponses auprès des auditeurs.
-Première réponse : Faire L'amour ? Plus on le fait moins on en parle ! » -Monsieur de La Palisse n'a rien inventé ! 

Si l'on est dans l'état d'animalité, on agit en animal, aucun animal n'ayant 'accès à la parole.
Si on est amoureux, si l'on aime véritablement, faire l'amour n'est pas un acte sexuel réduit à sa plus simple expression. Il est acte qui rejoint l'univers par sa beauté, le partage des émotions, action qu'aucun mot ne peut traduire : C'est une fraction de seconde d'une telle intensité que le mot amour rejoint le mot mort par la force d'une action commune merveilleuse.
Entre « coucher » et « aimer » il y a un fossé : Que dis-je, un fossé ! Un abîme.
- D'un côté LE BANAL (coucher).
- De l'autre ce merveilleux qu'est la vie.
LA VIE : justification du privilège dont nous jouissons d'être nés en tant que Femme ou Homme. Pas arbre, animal.

Cette fusion, cet instant où corps et esprits se dissolvent l'un dans l'autre, cet univers retrouvé et reconstitué avec des objectifs, des buts communs. Construire, bâtir, créer, aller de l'avant, donner.
Non pour se distraire, passer le temps, un bon moment, ou. ..Ou quoi d'ailleurs ? - Je me le demande bien !

P.S : On est parfois dépassé par les évènements. Dommage !
L’ouragan

Tu m’étais venu comme l’ouragan
Qui emporte tout sur son passage.
Balayés les amours d’antan
Une autre passion, un autre visage.

Tu venais vers moi avec ton désir,
Beaucoup d’abandon, un peu de délire
Et ton présent seul était « avenir »
Toi qui faisais l’amour pour en rire.

Tu n’étais venu que pour intriguer,
Tu ne prononçais plus le verbe aimer,
Tu ne voulais que prendre et rejeter
Tu disais « mes amours » sans aimer.

Tu n’étais venu mais que pour mon corps
Comment expliquer que tu soies encore
Là, à mes côtés ? Avons-nous eu tort
De nous être soudain aimés si fort ?

Tu m’étais venu comme un ouragan
Me faire l’amour, en quelques instants.
Tu voulais passer, mais en coup en vent :
Nous nous désirons beaucoup trop, attends.


Pour M.M.
Simone Raton
Janvier 1975
L'ouragan