samedi 21 août 2010
Tout est si long à expliquer lorsque l’on ne peut plus parler à la vitesse de son cerveau ! Donc, curieusement, Yvette et Agnès, pratiquantes et responsables Bouddhistes doivent venir pratiquer avec moi.
C’est bien : je pleure rarement, mais la mort d’un chien m’a toujours atteint trop fort : les attachements, oui, je s ais, l’animalité, oui je sais, je sais, je sais…
Hier une des deux chiennes élevées par moi, très vieille et qui a vécu tant de choses, de séparations, de retrouvailles, ne pouvait plus descendre la moitié de mon escalier pour aller dans le minuscule jardinet où elle peut…etc. propre jusqu’au bout cette pauvre bête ne tenait plus debout que par... miracle ... J’ai horreur de ce terme. Je l’ai, péniblement hélas, portée en bas des 8 autres marches….
Et ce matin je la vois de ma fenêtre telle une carpette…. Dur, mais je souhaitais tant qu’elle meure sans que j’intervienne, de sa belle mort, comme on dit ! Alors je descends péniblement et, hélas, elle vit encore mais ne parvient pas à se mettre sur ses 4 pattes sans tomber. Je la prends, observe, la remonte dans mes bras, mais je sais bien qu’on est samedi matin, qu’elle n’en peut plus de souffrir, et que je dois... il faut bien : J’ai accompagné tant de chiens dans la mort.
Gongyo et puis trouver un véto ouvert, l’emmener, assister : bien sûr daïmoku pour elle, mais qui n’a pas connu la passion des chiens, aussi terrible que celle des amours ne peut comprendre ;Tant mieux pour eux, le bouddhisme nous apprend l’importance de se défaire des attachements qui ne conduisent inexorablement qu’à la souffrance
Inutile. On sait on sait, mais voilà.
Donc merci Agnès et Yvette d’être venues aujourd’hui : pas de hasard.
C’est bête de pleurer un chien, d’autant qu’après mon embolie pulmonaire j’ai eu la preuve qu’après la mort tout était simple, et qu’il ne restait rien que N.M.R.K.
Cela revient à une question d’argent : incinération, puisque je n’ai plus la force de creuser dans le jardin que j’ai ici, soit 12O euros : mais la vétérinaire (remplaçante) était d’une telle gentillesse avec ma chienne, dans son comportement, que je devrais être heureuse… moins de soucis, elle est bien dans l’univers car elle était dénuée de méchanceté, Mélodie…Elle portait bien son nom, et je pleure par égoïsme, je sais.
Voilà, je voulais vous expliquer cela, avant notre pratique, et comme mon orthophoniste dit qu’il « faudrait que JE PUISSE pleurer », merci encore, Mélodie. Aussi merci à mon gendre qui m’a accompagnée chez la véto et à Rosa qui connaît ma passion des chiens depuis ma plus tendre enfance.
Et puis, pour la chienne, mieux valait qu’elle meure avant moi. Comme m’a dit Rosa, ton autre chienne t’attend : Bien sûr !!!Heureusement que je vais relire des textes sur la vie et la mort et notre éternité. Mais la solitude imbécile nous ramène à notre trop petit égo. CQFD.
Toi qui a participé à tant de gongyos, Mélo, bonnes prochaines vies…