18 dec.2009 - S.R.
C’est comme cela : je me réveille et j’ai une idée qui m’obsède : Une idée qui surgit vers les deux heures du matin . Etant donné que je n’ai même pas ma chienne pour me débarrasser de ladite obsession ( il suffirait que je lui prodigue sur la tête ou le ventre ces petites caresses dont elle raffole pour QU’ELLE, elle m’écoute…)-,mais que, par contre, je réalise que j’ai un petit portable tout neuf qui m’attend,- moins chaud et moins accueillant bien sûr qu’un corps vivant, mais bien plus efficace pour communiquer,- en voiture Simone, pour plusieurs heures de voyage manuel sur Mon site !
Avec qui, pour qui, au fait ? Va savoir !
Donc, cette nuit, la question qui me taraudait concernait mon ami François Vernhes, qui a créé depuis longtemps son Blog et a eu la gentillesse de parler, d’entrée, de Simone Raton : Mais, ce qui me pose question c’est que François, -qui, comme moi est un « fou des mots » (je raconterais un autre jour comment, pour me prouver sa passion de la poésie (non théâtrale comme je la conçois, mais intériorisée et jaillissant de sa bouche telle un volcan en éruption) a pu parler, parler, parler…(voici quelques années déjà) place Beaubourg, sans micro, à Paris, durant sept heures sans s’interrompre une seconde, debout, en plein vent , face à des passants ; passants quelque peu étonnés de découvrir tant de verve chez un individu déversant la poésie,, la poésie et les poètes… à tout va . Entre les cracheurs de feu, le cirque Grüss, les mimes, les clowns, François - superbe, sans aucun artifice vestimentaire, avec sa seule voix et ses propres mots, - redonnait, à la langue française, la place qui lui revient de droit ; pour rien, pour le plaisir, pour la gratuité dont devrait s’enorgueillir un véritable artiste..Bien sûr, j’ai eu un coup de cœur pour lui cet après-midi là :
Mais ce n’est pas de cela que je voulais parler (enfin quand je dis parler ! Je suis semblable à ces aveugles qui expliquent toujours quelque chose en disant regarde. Moi je dis parler alors que j’écris !)
POURQUOI sur son blog, François Vernhes a-t-il fait figurer (ce dont je le remercie sincèrement) un de mes poème préféré «AINSI » et non un autre, alors que ce texte est le seul poème, à ma connaissance, qui soit devenu une chanson. C’est plutôt curieux, non ?
Je sais bien que RENE BARON, merveilleux interprète et musicien, qui a mis « AINSI » en musique, est un des meilleurs amis de François Vernhes ; mais François et moi-même aimons « la pensée, donc le cœur », dont les mots sont porteurs par eux-mêmes, dans la mesure où ils sont suffisamment forts.
Avec François nous avons abordé mille sujets, philosophies, auteurs, théâtre, architecture, photographie (dont il est grand amateur), amitiés, amours, sexualité, avec un ressenti homme femme sur un pied d’égalité Et toujours la place de choix a été donnée à la parole, jamais à la musique.