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15 décembre 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Où il est question de Ponctuation.

Je sais bien, je ne respecte pas toutes les règles de grammaire : trop de tirets, de virgules, de points d’exclamation, de guillemets, dans mes préambules, lorsque j’écris en prose, au fil des jours. Mais l’écriture pour moi c’est comme la parole, et comment bien faire passer les sentiments sans la véhémence, la colère ou la gentillesse, le spontané.
Oui, on me cite de « vrais poètes », reconnus comme tels, qui écrivent sans aucune ponctuation, tel Prévert parfois. Prévert  que j’adore mais qu’il faut  bien étudier,  lorsque l’on désire faire entendre ce qu’il avait de profond à nous transmettre, à  nous communiquer. Donc j’ai retrouvé ce texte, écrit un soir de février 2005, après avoir écouté, sans pouvoir m’en mêler, de grands  …disons… « poètes- .philosophes », pérorer sur le sujet.
PONCTUATION

Il faut bien l’avouer : On ne sait plus parler.
De moins en moins lire : fort peu communiquer.
Bien rares sont  ceux qui respectent le texte
« Intégral », tel que conçu en son contexte,
A savoir que tout poète, quel qu’il soit,
A su mettre point et virgule où il se doit.
Que la ponctuation est chose d’importance.
Qu’elle ne peut supporter certaines  négligences
Que bien souvent l’on s’autorise à son propos,
Changeant la signification de certains mots !
Un auteur peut ponctuer s’il le désire.
Ne le point faire… selon son bon plaisir !
Mais on doit prendre en compte ses moindres tirets,
Les points de suspension qu’il a mis là « exprès »
Pour nous faire bien comprendre quelque chose,
-Qu’il nous parle de guerres, qu’il nous parle de roses-
Qu’il est grave de supprimer l’exclamation,
Les guillemets …et le point d’interrogation !
Qu’un écrit doit être lu en son entier
-  Ou dit -…Sans en rien omettre, n’en rien oublier.
Qu’il est fort important d’en respecter « l’esprit »
Que par « traits et tirets » l’auteur nous a transmis.
Que l’écriture est en quelque sorte « sacrée »
Mais sous la forme que son auteur en a tracée.
Qu’il est regrettable que  « ponc tu a ti on »
Ne soit plus sujet absolu « d’éducation ».
Il découle, de ce fait, que l’on ne sait plus
Dire des grands…des Lafontaine, des Camus.
Qu’il y manque cette participation
- Indispensable au sujet de l’élocution -
Qui nous rend partie prenante,  - à tous les coups –
Et que l’on perçoit de ce fait un peu…beaucoup…
Passionnément…à la folie… ou pas du tout…
Ce que, dans un poème, l’auteur a pu nous dire.
Qu’il a, en tous les cas, lui…,  su  ECRIRE.

Simone Raton
8 février 2005
Ponctuation