PONCTUATION
Il faut bien l’avouer : On ne sait plus parler.
De moins en moins lire : fort peu communiquer.
Bien rares sont ceux qui respectent le texte
« Intégral », tel que conçu en son contexte,
A savoir que tout poète, quel qu’il soit,
A su mettre point et virgule où il se doit.
Que la ponctuation est chose d’importance.
Qu’elle ne peut supporter certaines négligences
Que bien souvent l’on s’autorise à son propos,
Changeant la signification de certains mots !
Un auteur peut ponctuer s’il le désire.
Ne le point faire… selon son bon plaisir !
Mais on doit prendre en compte ses moindres tirets,
Les points de suspension qu’il a mis là « exprès »
Pour nous faire bien comprendre quelque chose,
-Qu’il nous parle de guerres, qu’il nous parle de roses-
Qu’il est grave de supprimer l’exclamation,
Les guillemets …et le point d’interrogation !
Qu’un écrit doit être lu en son entier
- Ou dit -…Sans en rien omettre, n’en rien oublier.
Qu’il est fort important d’en respecter « l’esprit »
Que par « traits et tirets » l’auteur nous a transmis.
Que l’écriture est en quelque sorte « sacrée »
Mais sous la forme que son auteur en a tracée.
Qu’il est regrettable que « ponc tu a ti on »
Ne soit plus sujet absolu « d’éducation ».
Il découle, de ce fait, que l’on ne sait plus
Dire des grands…des Lafontaine, des Camus.
Qu’il y manque cette participation
- Indispensable au sujet de l’élocution -
Qui nous rend partie prenante, - à tous les coups –
Et que l’on perçoit de ce fait un peu…beaucoup…
Passionnément…à la folie… ou pas du tout…
Ce que, dans un poème, l’auteur a pu nous dire.
Qu’il a, en tous les cas, lui…, su ECRIRE.
Simone Raton
8 février 2005