31 mars 2011 - « Pasteur »
Vu sur ‘France 2’ - mardi à 20h35 - un téléfilm d’Alain Brunard, « PASTEUR ». A la fois documentaire scientifique et fiction romanesque, ce film a été réalisé en hommage à cet humaniste avant l’heure que fut cet homme, ce« chercheur passionné, inconditionnel et opiniâtre » dont les découvertes ont permis, permettent, et permettront encore à tant d’humains et d’animaux, mourants jusqu’alors dans les plus horribles souffrances, d’être sauvés.
Encore un film qui donne envie de relire la biographie d’un maître dans une discipline choisie par lui, et mise en action jusqu’à l’heure de sa mort.
On en revient toujours au cœur : Désir de faire cesser toute souffrance qui, du fait d’en être témoin chez un autre, vous fait souffrir vous-même. Désir d’autant plus fort lorsque l’on se croit (ou se sent, ou s’espère) capable d’apporter une solution, un remède, au mal.
Or, ce qui porte à réfléchir, dans ce film, c’est l’acharnement mis par Pasteur -sa vie durant- à « refuser »que malédictions…superstitions… « sorts » jetés par des dieux prétendument omnipotents- bien souvent réminiscences de religions erronées - sur une population déjà démunie de tout … puissent être tenus pour responsables de tant d’inutiles souffrances.
-Chimiste, et non médecin, « l’esprit de recherche » de Pasteur n’est toujours passé que par LE CŒUR. Son cœur, son désir d’arrêter la souffrance, la douleur, le mal, en en cherchant et comprenant la source véritable.
- L’incroyable persévérance de cet homme qui prouvera tout ce que tant d’autres autour de lui, érudits hélas ! préféraient ne pas voir ; Ignorer !
-Qui, grâce à ses patientes recherches concernant la VERITABLE CAUSE, grâce à sa pugnacité, à son courage face à une société d’ignorants uniquement riches de leur seule suffisance, démontrera la validité de sa pensée, et de son unique souci « La vie ». Observation continuelle de la terre, des plantes, des animaux, de l’homme, de notre univers !
A quoi bon écrire davantage : Grâce à ce film, on devient humble : On se remet même à penser à l’importance de ces petits vers blancs, que l’on déteste voir grouiller sur un fromage ou sur un cadavre, et qui finalement ont un rôle à jouer, comme nous, sur cette planète. Sur cette terre, alors que le mot écologie n’avait pas la place qu’elle a de nos jours …du temps de Pasteur.(1822-1895)
Est-t’on ce que l’on croit ? Se croit ? En quoi l’on croit ? Nous, les humains ?