Mardi 21 février 2012 -. « Le NIL » »
A 10h00 sur la 5, après les maternelles « Marcel Rufo », pédopsychiatre dit « qu’il faut raconter aux enfants des contes qui font peur, car cette peur correspond à la leur, celle que -dit-il- nous avons tous dans la petite enfance, qui est naturelle dans la tête de chaque tout petit ».
Cela me donne à réfléchir, même si cela m’explique « le Petit poucet, Barbe bleu, les contes de Perrault qui me semblent ne plus correspondre du tout à notre époque.
10h10 à 11h10,l’émission « Des fleuves et des hommes » nous fait revivre « Le Nil » depuis ses origines. Dix huit millions de cairotes habitent Le Caire ! ( Je n’ai Pas le temps de tout noter)- Mais dans le même temps, actuellement des familles entières, pauvres, vivent en permanence sur ce fleuve extraordinaire. Des prises de vues magnifiques nous font rêver, tandis que l’évocation des pharaons nous ramène en arrière,à cette époque où le Nil débordait trois mois durant, fertilisant la terre pour les mois à venir grâce au limon déposé, permettant aussi le transport sur ce fleuve des matériaux pour la construction des pyramides .
Voir et entendre des explications claires, données par des êtres que l’on sent passionnés, lorsque l’on a du mal à lire, c’est un ravissement.
La comparaison avec cette époque où le Nil faisait fonction de Dieu pour les humains et maintenant, où les débordement n’existent plus et de ce fait, - aux confins du Désert- les habitants privés d’eau courante achètent l’eau…(à peu près 800 marchands, venus du Caire, font fortune avec la vente d’eau potable) ou parcourent des kilomètres pour simplement se laver… !
Les commentaires sont emplis de bienveillance, mais l’on comprend que l’électrification à tout va dans les villes, la modernisation rapide, la construction de barrages monstrueux détournant le lit du fleuve,( le barrage d’Assouan entre autres, construit en en 1970 fournit 90 pour cent de l’électricité » font de l’Egypte ancienne une autre Egypte ; Le sol,dans ce pays très chaud, n’est plus inondé par le Nil et est devenu totalement infertile, improductif pour les populations vivant près de ses bords. de ce fait, , la raréfaction de l’eau potable et même de l’eau du Nil pour les animaux, les terres, et les végétaux, annoncent la fin de certaines peuplades, de leurs croyances religieuses etc.…Pourtant le Nil reste omnipotent en Egypte; Des projets d‘irrigation du désert existent…Des projets ! Alors que 80 millions d’égyptiens manquent d’eau, au quotidien actuellement.
PS : Chacun de nous devrait écrire chaque jour quelques mots sur « sa journée ». J’écris cela car- en admirant le reportage sur le Nil que j’ai eu du plaisir à retranscrire présentement-, je me revois des années en arrière : je venais d’expliquer à Madeleine que je ne l’aimais plus. Et, devant son désespoir, je lui avais offert de partir quelque part, loin, de voyager seule, sans moi, afin d’ accepter l’idée de notre séparation inéluctable : Elle était donc partie 10 jours en voyage organisé en Egypte : Or, j’ai beau chercher je ne me souviens d’aucun compte-rendu ou commentaire lors de son retour, sur ce qu’elle avait vécu, les pyramides etc., etc.… Rien. C’était une silencieuse, Madeleine, et le temps passant, je réalise que les individus quasi-muets me fascinent toujours : Il y a tant de choses à échanger lorsque l’on vit à deux que c’est curieux ! Etais-je trop bavarde… ? ou « l’autre »ne savait-il, finalement rien communiquer ? Rien dire ?
C’est pour ça que je crois qu’il faudrait écrire chaque jour les temps forts du présent : Pour mieux comprendre Sa propre vie, Ses échecs et Ses victoires, concrètement ; Sa réelle responsabilité dans un couple quel qu’il soit lorsqu’il qui en arrive à la séparation. Séparation impensable… lorsque -par amour- on avait choisi de vivre à DEUX.