12 janvier 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
Je progresse:
En deux secondes, me voilà sortie du lit, pour l’unique plaisir de venir sur ce site : Un peu comme le matin quand, sans se préoccuper du temps qu’il fait dehors, on prend l’autre dans ses bras avant de commencer un jour nouveau. Pour rien ! Pour un peu se remplir de la chaleur de l’autre, de ce vrai bonheur d’être contre l’autre encore une petite minute…avant d’attaquer la journée.
Heureuse de rien…de vivre.
Dimanche dernier une amie de Nîmes me téléphone : Je viens te voir, lundi ou mardi : « si si ! il faut que l’on se voit. Ce n’est pas parce que tu es malade, , moi aussi j’ai envie de te voir….Je te le confirme demain par téléphone ».
Nous voici mardi. J’attends 8 heures du matin pour rappeler cette amie, lui demander si elle vient ou non chez moi, déjeuner à midi …J’aimerais bien savoir… « Je ne sais pas encore, je te rappelle pour te le dire, je suis en réunion, chez ( ? )… »
Voilà ! Croire qu’on« aime les gens» et les faire attendre :
Heureusement que j’aime bien cette amie mais que je ne l’aime pas « d’amour », car ma journée serait déjà fichue, à l’attendre….à avoir mes décisions, ma pensée, mes actions, détournées par elle. Sans qu’elle puisse imaginer cela une seconde ! Sans se préoccuper de mon propre emploi du temps, donc de « ma vie à moi » ! Heureusement je suis ce matin très déterminée et pleine de l’envie d’agir. Quelle action ? je ne sais pas, mais puisque j’ai la chance de n’avoir pas de « patron », et, plus grande chance encore, de n’être plus patron moi-même, je vais en profiter. Profiter de « ma liberté », la vraie, celle qui me laisse le loisir de déjeuner si je le veux, de me recoucher si je le veux, d’allumer la télé si je le veux, de jouir sans scrupules de ce qu’on nomme, - optant sur le futur et non sur le présent - LA RETRAITE.
Ce « droit » qui vous permet de ne plus être dans la société, auquel on tient tant lorsque l’on s’engage dans la fonction publique, et qui risque de vous isoler du reste du monde si vous n’y prenez garde, quand l’heure de la retraite aura sonné.
Car elle sonne un beau jour, cette heure ! Cette heure à laquelle on aspire et qui ressemble bien à la sonnerie du réveil, lorsqu’il faut sortir de son lit douillet, où l’on était deux, pour partir toute seule, dans le grand froid pour… "Travailler".