26 février 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Oh ! Rage, Oh désespoir…
-Orage- ?
Quelle « sorte » d’orage ? »
Je viens de relire « Quand l’orage », écrit dans un de ces moments où la violence de certains orages est si grande qu’elle emporte tout sur son passage, détruisant maisons, paysages, humains.
Je me souviens être allée m’asseoir, en plein coeur de la tempête, dans un cours d’eau, (eau glacée qui descendait directement de la montagne) durant sept heures.
Je suis restée là, seule, attendant une fluxion de poitrine, un arrêt cardiaque, que sais-je, psalmodiant la même phrase afin de ne plus penser, de tuer la pensée, d’ouvrir les yeux sur ma réalité.
Ce fut le plus gros orage sentimental que j’ai vécu.
Aujourd’hui je pense que l’on perd un être que l’on a pu aimer démesurément, parce que l’on ne le méritait pas, et que l’on refusait de ne remettre QUE soi en question.
Pour me consoler, je me dis qu’il en est probablement de même lorsque la situation est inversée, et que l’on choisit de quitter l’autre…
Il n’y a pas de hasard. Pour certains d’entre nous la sagesse est longue à venir ; Or tout orage est bon à prendre, pour apprendre… avec du temps, à passer à travers l’orage.