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8 févriier 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Le travail c’est la santé »

Pour mon père,  tout était prétexte à sortir de la maison : les bonnes notes obtenues  par ses filles à l’école  justifiaient quelques récompenses, telles que :

Les accompagner à l’Opéra-comique ou à l’Opéra, aller dans un café-théâtre, se rendre aux cirques d’Hiver ou Médrano, à la Comédie Française, à l’Odéon, aussi  sur les grands boulevards, chez les chansonniers.
  
RUES DE SAINT-GERMAIN


Rue, tu m’attires et tu me fais peur à la fois.
J’ai envie, là, de tout vous dire, mais j’ai froid.
Rue, es-tu ce théâtre, ce lieu, cet endroit,
Où, le dialogue s’échangera, par ma voix.


Je te connais si bien, toi, la rue Saint-Benoît
Avec tes poètes, troubadours, hors-la-loi,
Que respectent police, commerçants, bourgeois
Car ce Saint-Germain là, c’est encore autrefois.


Saint-Germain, ce n’est pas vrai, que tu aies changé
Depuis vingt ans : Tu conserves ta vérité
Mais leur cœur a vieilli, et ne sait plus aimer
La poésie qui émane de tes troquets.


Ils sont devenus riches, mais recherchent encore
La Pureté, ... Ces milliardaires qui dévorent
A belles dents, ce qu’ils n’ont pu manger avant,
Quand ils étaient encore « crève-la-faim » confiants.


D’un côté ceux qui défendent là leurs idées :
De l’autre, ceux qui ont gagné, sans oublier
Qu’autrefois eux aussi, ils en voulaient, voulaient !
Paris, que serais-tu si Saint-Germain mourait ?



« au Quartier Latin »
Simone Raton
Juillet 1975
  
Rues de Saint Germain