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20 septembre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Lorsque l’on perd l’usage de la parole, on réalise que les mots que l’on prononce sont bien souvent inutiles. J’ai sûrement bien fait, en 1976, de « partir sans te dire Je t’aime ». Ai-je bien fait de l’écrire ?... ça …
 
Car à force de n’entendre -par excès d’amour- qu’une voix, ( en relisant la conclusion du poème que j’ai écrit en 1976), si l’amour que l’on porte à l’autre n’est pas d’une densité égale à la passion qui vous habite, cet Amour ne pourra pas résister au temps.
Vous vous serez coupée de beaucoup d’autres relations que vous n’entendiez pas ou plus. Ce que vous regretterez peut-être, un jour !
Avec le temps, va, tout s’en va, on oublie…..

PS : Si demeure la tendresse d’une amitié sincère, ce n’est déjà pas si mal. Merci la Vie.
Sans te dire

Je suis partie sans te dire « je t’aime »
Je suis partie sans te dire « je sème »
Ton nom, amour, aux quatre vents ...

Tu es parti sans me dire « je t’aime »
Tu es parti sans me dire « je sème »
Un peu de toi aux quatre vents ...

Nous sommes loin, cependant, nous, on s’aime.
Oui je te veux et tu me veux de même,
Et notre thème, on le sème, car on s’aime ...

J’entends ta voix, car tes mots sont en moi.
Tu me reçois car ma joie est en toi.
Ma vie, ta vie, sont un hymne de foi.

Tu es absent et pourtant tu es là.
Car notre amour est plus fort que les voix
De ceux qui parlent : et que je n’entends pas.


Simone Raton
13 Août 1976
Sans te dire