[./index.html]
[Web Creator] [LMSOFT]


Seul’ment le temps avait passé !
« Forcé » ... tous ces sous à compter,
A ... répartir ... à empiler ... !
A faire fructifier ... fructifier ...
Alors, avec ses cinquante ans
Il s’est dit qu’il était grand temps
Qu’il s’intéresse à ses enfants ...
Seul’ment, les p’tits avec l’argent ...
Leur père ... pour eux ... c’était du vent !

Mes enfants ... j’ai gagné les sous !
Mais enfin, faut pas oublier
Que c’est pour vous qu’j’ai travaillé,
Vous n’avez rien à me r’procher
D’ailleurs, y a qu’à voir mes papiers ...

Un beau jour,  il a réfléchi :
« Mais je n’ai pas vécu ma vie ! »
Le fric, ce n’était pas ma voie !
ça mène à qui, ça mène à quoi ?
Mais il avait tant attendu,
Tant acheté et tant vendu,
Tant raconté n’importe quoi
Tant tourné, détourné les lois,
Qu’il cherchait par où commencer
- Avant d’mourir - pour exister.

Assez, assez, assez, les sous !
Les banquiers, foutez-moi la paix
Toi, notaire, reprends tes papiers !
Percepteur va te faire payer
Où tu voudras, j’en ai soupé.

Il y a bien d’autres choses à faire,
Sur notre terre, que des affaires !
Finalement j’ai réussi,
Puisque j’ai compris que la vie
C’était tout ce qu’on achète pas,
L’amour, les copains, les lilas !
C’était d’s’accommoder des lois,
C’était se déterminer, quoi
A ne connaître que la joie ...

J’en ai fini avec les sous !
Bonjour mes frères, adieu les loups !
Oui, maintenant, je vous l’avoue,
J’aime la vie, et j’en suis fou !



Simone Raton
Octobre 1974
Les sous

C’gars là, il n’avait pas un sou ...
La banque l’avait un jour « saqué »
Les notaires ? ? ? Faut pas y songer !
Le percepteur ... fallait l’payer ...
Les femmes ? ... Comment les attirer ?

A vingt ans il pensait à ça :
« S’en sortir ! Mais s’en sortir, quoi !
Réussir et trouver sa voie !
Etre bien au courant des lois.
Pour ne pas faire « ce qu’il n’faut pas »
« Ouvrir le parapluie cent fois »
Mais dev’nir riche, mais être soi »
Avoir du bien, avoir de quoi
Etre Crésus, être le « Roi » ...

Il s’est dit « J’vais trouvé des sous »
Le banquier y’s’ra à mes pieds
Le notaire « Il f’ra mes papiers ... »
Le percepteur ... j’pourrais l’ach’ter ...
Et les femmes ... je vais m’en payer !

A trente ans il avait de quoi
N’être plus jamais aux abois ...
Il s’en était sorti, ma foi !
La réussite ça vient parfois ...
S’était mis au courant des ... lois
Faisait tout ... sauf ce qu’il n’faut pas
Pour que chacun le salue bas !
Le « fric » ça aide quelquefois
A acheter ... même les rois ...

L’matin, y s’occupait d’ses sous !
... La banque à ne pas oublier ...
Le notaire ... avec ses papiers ...
Le percepteur à arroser ...
Ma femme ... faut bien la compter !

A quarante ans, lorsque tout va,
Ben, sa femme, c’est pas toujours ça !
Les secrétaires, ça va un temps
Au cinéma, au restaurant ...
Mais dans ... le lit ... y a rien d’marrant !
Il s’est dit « C’qui m’faudrait maint’nant
C’est une maîtresse qui m’aim’rait tant
Qu’j’pourrais même lui parler d’argent ...
Et puis, ell’m’remplac’rait tout l’temps. »

Tchao ! Fini d’compter mes sous !
Les banques, aller vous rhabiller
Non ... notaire ... passez à côté,
Toi percepteur, faut t’adresser
A ma maîtresse, si distinguée !
Les sous
21 février 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Les soucis »   -   « LES SOUS, Si … Si ! »

Quelle que soit mon humeur lorsque j’ouvre les yeux, que ma nuit se soit passée à dormir, regarder la télé ou lire, je sais que j’ai besoin d’ouvrir un des textes de la philosophie bouddhiste de Nichiren Daishonin, bien souvent du Président Ikéda, afin de me ressourcer, de trouver à travers les mots d’écrivains de tous pays, contemporains ou non, une force qui va conduire ma pensée du jour vers le mieux, me remplir de joie, comme lorsque je vivais à deux et que tout me paraissait simple puisqu’il y avait dialogue, choix d’une même direction de vie, le droit au bonheur de chacun et de tous.