8 septembre 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Et que tout dise "Ils ont aimé" » - extrait du Lac de Lamartine.
Je me réveille avec, dans ma tête, ce texte « Le Lac » : Je me fais une petite répétition, pour vérifier où en est ma mémoire. A force de tout perdre, la voix, la vue, l’estomac, un poumon, etc.… la vieillesse quoi ! … je me méfie. Mais non, de ce côté-là, ça à l’air d’aller ! Il me semble que la solitude n’est pas pour rien dans ce rappel à la Poésie que je feins d’ignorer, ne pouvant plus la dire, l’exprimer, en jouir, depuis sept longs mois.
Quand je pense que l’on dit aux enfants, aux lycéens, lorsqu’ils « récitent » : mets le ton ! Il y a tant de beaux textes qui correspondent à leur âge, à leurs désirs, à leur vécu !
Comment peut-on dire « Regarde, je viens seul m’asseoir sur cette pierre, où tu la vis s’asseoir » si l’on n’a pas vécu la passion d’abord, la perte de l’être aimé ensuite. Il n’y a que la vérité qui touche, qui puisse émouvoir en profondeur, faisant tantôt du bien tantôt du mal.
Mais en réfléchissant à chaque strophe de ce poème de Lamartine, je pense que cet homme était écologiste bien avant l’heure. Lorsqu’il écrit « Oh lac, rochers muets, grottes, forêts obscures, VOUS QUE LE TEMPS EPARGNE… » Pouvait-il imaginer jusqu’où pourrait aller l’imbécillité humaine, ce non respect de la terre, de la nature, des animaux, de l’homme et de son environnement, dont on fait preuve à notre époque.
Bien sûr, je fais partie des pauvres : Mais tant mieux si je préfère regarder la pleine lune se lever, ou relire un poème, plutôt que de payer pour finalement comprendre qu’un coup de pied dans un ballon de football peut enrichir, dans un stade plein à craquer, une trentaine d’hommes ; et ce au détriment de tant d’autres qui n’ont pas même un œuf bien rond à se mettre sous la dent.
Raymond Asso écrivait « Je suis le seul vrai Dieu, je suis l’unique Loi » (titre du poème : Combien)
Le monde change et changera, c’est certain : Encore faudrait-il que chacun d’entre nous s’emploie à créer des valeurs, des valeurs qui nous sont propres. De ces valeurs qui serviraient à toutes et tous sans exception,……. et dont chacun bénéficierait.
On se regroupe, on s’associe, on défile : Dans la réalité, le quotidien, que fait chaque individu, chaque jour, pour progresser même un tout petit peu : dans son comportement, sa façon de voir, de penser, de juger, d’être ? Moi y compris bien sûr !