13 juin 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Corridas… »
Il y a quelques jours toutes les rues d’Alès étaient bloquées pour cause de « corridas ».
Très jeune, en Espagne, je suis allée en voir des corridas ! Eh oui ! Prise par l’ambiance survoltée de la foule, les cris, les couleurs, la musique mais toutefois en totale contradiction avec moi-même, songeant au sort des malheureux taureaux et chevaux convoqués pour la circonstance.
Par hasard, à la télévision, je vois la fin d’une corrida qui vient d’avoir lieu et les exploits d’un -dit-on- extraordinaire toréador ! Et d’un –dit-on -, encore plus extraordinaire taureau ! –Brave, brave, brave ! Tellement brave, (le taureau !) que toute la foule était debout pour hurler, et demander que le taureau ait la vie sauve ! Et il a eu la vie sauve, ce fameux taureau ? : Oui, je dis bien, je l’ai vu, sur l’écran, ( non pas mort, tiré par deux chevaux tout autour de la piste sous les applaudissements d’une foule en délire-), s’en retourner en pleine santé, calmement d’où il était venu ! Renseignements pris, J’ai su que, lorsque le toréador faisait des passes plus que magnifiques, le public exigeait la grâce du « condamné d’avance » ! Ce que parfois, il obtenait.
Cela m’évoque une corrida vue à Nîmes il y a bien longtemps et le comportement, lors de la sortie spectaculaire d’un taureau sacrifié ce jour là, d’un aficionado : Individu plus que discourtois ce « macho » m’avait bousculée, prétextant que « je n’allais pas assez vite vers la sortie et que le petit,- 4 à 5 ans environ-, risquait de ne pas voir le taureau que l’ on dépeçait en coulisse…. , A cause de moi… !
Tout ça avé l’accent !
Pour en revenir à l’émission que je viens de regarder, durant les explications du commentateur de cette exceptionnelle corrida – où un condamné a eu la vie sauve - ,il y a eu un bien pensant qui a ajouté « Té ! ! Une fois dans les coulisses, ils le tueront quand même, va ! ».
Dire qu’il se trouve toujours un imbécile pour vous remettre dans le doute et couper votre joie.