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9 octobre 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Jean Weber »

Si Catherine Ceylac n’est pas « une artiste » elle possède l’Art de choisir vraiment bien ses « invités ». C’est terrible de penser que, (parfois…) il est préférable de rester chez soi alors que l’on est invitée à dîner chez X,Y,ou Z, parce que, à la télé, sur « un écran » (Faire écran, cela veut bien dire ce que cela veut dire) on voit et entend des êtres qui vous apportent un véritable moment de « correspondance avec l’autre ». Pourtant j’ai aimé, j’aime follement encore, la présence « concrète, le face à face » que ce soit humains ou animaux !

Ce matin 7 heures, l’invitée de C. Ceylac sur la 2, était Jean Weber. C’est là aussi que l’on prend conscience que l’on a vieilli, que le temps a passé… Jean Weber…Quel nom, quel comédien ! Comme, jeunes, nous espérions pouvoir l’approcher à la sortie de l’un de ses spectacles !
Celui-là aussi était un Grand, lorsque j’avais 20 ans ! Mais quel bonheur de l’entendre aujourd’hui disserter avec clairvoyance ; Avec une infinie bienveillance ; Avec une grande sagesse et en même temps ce petit éclair dans les yeux qui fait qu’il n’a pas vieilli et qu’il a encore des choses à accomplir sur cette terre.
Un « comédien » ! Un artiste qui « articule, lorsqu’il joue ! », parce que justement il ne joue pas, lui, Il travaille. Parce qu’on l’entend, sans micro ! Que l’on comprend ce qu’il dit ! Qui fait que ce métier est un métier que l’on exerce par passion – un métier exigeant autre chose qu’un « don » ! C'est-à-dire, comme tout métier, du travail, du travail, et encore du travail….avec le bonheur, la certitude de l’exercer jusqu’à sa mort, surtout en ne REVANT JAMAIS à La retraite… La retraite de QUOI ?... de la vie ?

Quel texte mettre après ce préambule, cet éloge mérité. Un texte d’amour : En y réfléchissant, je n’ai écrit des poèmes que par amour ou manque d’amour. Remercier ici « César » de m’avoir inspirée, c’est tenter de rendre à César la part qui lui revient.
Toi, à Trets

Les mots chantent dans ma tête
J’ai envie de t’embrasser ;
Les mots tintent c’est la fête
Je ne songe qu’à t’aimer.
 
Les mots bien sûr que c’est bête
- Les mots mais c’est limité -
Il faut que je me répète :
J’ai envie de t’enchanter.
 
En amour rien ne m’arrête,
Pas besoin de t’expliquer.
Tout se vend, rien ne s’achète
Puisque nous on s’est données.
 
Je t’aime, amour en goguette.
Je t’aime - à ne plus rimer -
Qu’importe, toi, tu es poète
Rien qu’à ta façon d’aimer.


Pour D.
Simone Raton
Septembre 1975
Toi à Trets