10 septembre 2011 - suite .... T. Le Luron
Tout le long de cette rétrospective je me suis dit :
1) «Comment, -sans un grand amour- faisait-il, pour vivre, ce génie ?
2) « Comment- sans une totale confiance en un être- ou des êtres- pouvait-il être ce qu’il était sur scène »…
3) : «Comment, cet apparent Gai Luron, cet être d’exception, rechargeait t-il ses accus ? » Car sortir de scène adulé comme il l’était, (une salle entière de spectateurs debout, pour l’acclamer) et n’avoir personne pour partage totalement avec l’autre ce que vous venez de vivre avec le public, c’est pour moi inimaginable : De la douleur à l’état pur !
4) Quel dommage que nul ne lui ai transmis « le moyen » « d’être HEUREUX, de connaître le bonheur » d’être soutenu, faute de cœur,(ou cœurs) par une Foi forte en LA VIE. »
Après cette émission, afin de ne pas m’endormir triste, j’ai lu des extraits d’un livre concernant la vie du sculpteur Aristide MAILLOL. Un Grand lui aussi, dans un domaine plus ‘palpable’:
Voici, de lui deux petites citations réconfortantes : « On s’arrange toujours pour vivre. Au besoin on mange des pierres. il ne faut pas trop s’arrêter aux difficultés. Il FAUT AVOIR LA FOI. »
Quel rapport y a-t-il entre un artiste de scène comme Thierry Le Luron et un sculpteur comme Maillol ? C’est que les dons innés de Thierry Le Luron et l’opulence dont il semblait jouir ne lui ont pas apporté la paix durant sa courte vie. Alors que Maillol, qui a sculpté des femmes nues - toutes pareilles et aucune semblable cependant- jusqu’à l’âge de 80 ans, a su trouver l’harmonie éternelle en se ressourçant continuellement au contact de la nature.
Je n’ai pas relevé de phrase particulière de T. Le Luron
(Il en a tant dit…), mais j’aime celle-ci de Maillol : « En Art il faut être Mozart, Bach, Beethoven ou quelque chose comme cela, ou alors, allez-vous-en planter des pommes de terre. »
PS : Je sais, c’est difficile d’établir un rapport entre ce long préambule, et le poème qui suit …