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30 août 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Je déborde d'énergie aujourd'hui ! Pourvu que ça dure !
Je viens de vérifier : à un euro près je ne vis pas encore sous le seuil de pauvreté, comme ils disent pour faire pleurer dans les chaumières ou plutôt pour mieux inciter chacun à comparer encore un peu plus le niveau de vie des autres au nôtre, les « pas riches matériellement ». Je dépasse « le seuil » de 40 euros par mois. Eh bien ! Je suis persuadée que je mène une vie plus heureuse que des Strauss-Kahn ou tant d'autres de même acabit. Je connais des hauts et des bas, bien évidemment, comme tout un chacun, c'est tout. 
Je continue de suivre à la télévision, commentés sur la 2 puis sur la 3, les championnats du Monde d'athlétisme qui ont actuellement lieu à Daegu (Corée du Sud).
Tour de force

Il était un tapis rouge                      Nununu
Sur ce tapis, lui, l'hercule                Sec, sec, sec

Petits biceps - mollets ronds           Fan fa ron

Elle vient ... tenant dans ses mains   Pâles, pâles, pâles
Elle, si menue, ingénue                      Frêle, frêle, frêle

Un marteau lourd, une brique          Solide, solide, solide

Sur son ventre délicat                      Dit-elle, dit-elle, dit-elle
Doux, tout comme un clafoutis        Mal cuit, mal cuit, mal cuit

Tendre et frais comme un nougat   Plat, plat, plat

Je vais casser cette brique             Lourde, lourde, lourde
D'un seul coup de ce marteau          Gros, gros, gros

Sur le ventre du clown blanc           Pan, pan, pan

Et tandis que le marteau                  Gros, gros, gros
A travers la foule en place               Passe, passe, passe

Ainsi que la brique rouge                  Lourde, lourde, lourde

Voici que le clown est mis                 Soumis, soumis, soumis
En parfaite catalepsie                      Si, si, si

Raide et droit sur le tapis                Tant pis, tant pis, tant pis

De terre, quatre hommes ont levé   Voyez, voyez, voyez
Tout endormi le clown blanc            Ran plan plan

Sur lui le marteau va tomber           Yé, yé, yé

Puissamment le coup est parti         Sans un cri
La brique qui n'a rien compris          Pardi, pardi, pardi

En deux gît sur le tapis                     Oui, oui, oui

Et devant vos yeux médusés            Bravo, bravo, bravo
Intacts, sont retrouvés                    Oui, c'est vrai

Le clown blanc et le marteau           Poil au dos

Public qui t'es amusé                        Y'a de quoi
Applaudis ce numéro                         Fort, fort, fort

Que je viens de raconter                 Sans tricher

J'ai composé cette histoire             Simple, simple, simple
Pour mettre en fureur les gens       Graves, graves, graves
Et amuser les enfants                       Petits, petits, petits


Simone Raton
Août 1986
Tour de force