27 juin 2011 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.
« Une page de tournée… » - Amarok -
Je tournais la page d’un livre écrit par Maurice Clavel, « AMAROK »-Edition France-loisirs- 1987 .
Le grand Nord, le froid, les chiens esquimaux …Un peu démodé peut-être, mais la tendresse des chiens me consolera toujours un peu des humains …Et puis, dans ce livre, le chien « Amarok » n’est jamais attaché. Mais tellement attachant !
Un livre, c’est simple : On tourne une page, on se sent fatiguée subitement ? : On referme le livre ou même… on le laisse tomber, on s’endort dessus ! Il sera là, demain matin avec tout ce potentiel, vérités ou mensonges, que l’auteur y aura mis à notre disposition. On a même le droit de le déchirer, de le brûler, de le prêter, de le donner à ? De le jeter dans un coin sans égard pour ce qui est à l’intérieur de lui, ce livre.
C’est tellement plus difficile de tourner la page, lorsque l’on quitte ce qui a été la richesse de tout un pan de votre vie.
Je déteste les photos : Peut-être parce que j’ai trop aimé le bonheur « au présent ». Cette soif de l’autre et des autres qui, j’en suis persuadée, m’habitera jusqu’au dernier instant de ma vie. Les photos fixent le passé, et le passé, pour moi, c’est comme le futur ! Une fois la souffrance ou le bonheur « dépassés » la vie est là, avec ses imprévus, ses mystères , son potentiel.
Je réalise que je pars sur un sujet glissant, unpeu philo, à ne pas aborder aujourd’hui. Alors j’e reviens à mes moutons, ,a « Amarok », à la page qu’on a tournée, afin d’essayer de vivre mieux notre présent et… le futur qui nous attend.
Un jour, lorsque l’amour n’était plus qu’amitié, près du lit de « l’autre » il y avait une petite photo de moi EPINGLEE au mur. C’est drôle, l’orgueil : Je me souviens avoir reçu un coup au cœur, comme si j’étais trahie une deuxième fois. Je me souviens avoir pensé : « je ne suis même pas dans un « cadre ». D’accord ! J’étais à la tête du lit ! Mais la pensée va si vite, par rapport au corps, lorsque l’on a vraiment aimé.