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13 septembre 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

Sujet de controverse du moment. La retraite à 62 ans ! Et dire que certains rêvent de retraite à 20 ans…

En deux secondes, me voilà sortie du lit, pour l’unique plaisir de venir sur ce site : Un peu comme le matin, lorsque l’on vit à deux, sans se préoccuper du temps qu’il fait dehors, et que l’on prend l’autre dans ses bras avant de commencer un jour nouveau. Pour rien ? Non !  Pour un peu se remplir de la chaleur de l’autre ; vrai bonheur d’être contre l’autre ne serait-ce qu’une petite minute… avant d’attaquer la journée.
Heureuse de rien…de vivre. D’être deux.
Une semaine

Je t’ai attendue toute la semaine,
Lundi, sans retrouver tes yeux.
Mardi, sans toucher tes cheveux
Mercredi à vivre sans joie
Tout jeudi : ne penser qu’à toi
Vendredi : tu es bientôt là
Enfin samedi, te voilà.

J’avais tant rêvé à ce moment là
Lundi pour embrasser tes yeux
Mardi, caresser tes cheveux
Mercredi, t’apporter la joie
Jeudi, te garder sous mon toit
Vendredi ne me quitte pas,
Samedi, rien que toi et moi.

En pensée, j’avais tant vécu ce retour
Que je n’ai pas su te parler d’amour.
J’étais si émue, quand tu es entrée
Que par maladresse, je t’ai blessée.
Je désirais tant ne pas t’envahir,
Avec ma passion, avec mon désir,
Je désirais tant te revoir sourire
Que je n’ai pas su comment te le dire
J’étais si heureuse de te revoir
Que je n’ai pas su te le faire savoir
Que je n’ai pas su te faire écouter
Mon cœur, qui battait comme un forcené
Ma voix, qui s’enrouait de te retrouver
Mes mains qui criaient de te caresser
Et puis tous ces mots, qui me sont restés.

Encore un lundi sans tes yeux
Et ce mardi sans tes cheveux
Mercredi ? Envolée la joie
Jeudi, à ne penser qu’à toi.
Vendredi un peu t’oublier
Samedi, le mal d’exister,
Dimanche ... qui n’en finit pas.

J’avais attendu toute une semaine,
J’avais recréé une image à moi :
Tu n’as pas compris, et j’ai tant de peine
Que je rêve, rêve, rêve tout bas
A ce jour enfin, où sans joie, sans haine,
Mais pour tout jamais tu me quitteras.


Pour A. L.
Simone Raton
27 Juillet 1974
Une semaine