13mars 2010 - Eternité de la vie.
J’habite un 13, nous sommes le 13, ne soyons pas superstitieux mais il faut bien mourir un jour. Je pensais aux oiseaux qui (dit-on) se cachent pour mourir : Ils savent qu’ils n’ont plus rien à faire de leurs ailes et qu’à partir de là ils ne seront qu’un poids pour les autres.
Nous, les humains nous compliquons tout.
Quand nous ne pouvons plus rien faire avec ou pour les autres, ce serait tellement plus simple de disparaître sans bruit, sans cérémonies, sans encore compliquer la vie de sa famille et de ses amis. La terre aura toujours bien assez de vies sur elle pour que nous disparitions en toute simplicité.
Enfin, il faudra bien aller jusqu’au bout de cette vie présente en assumant les difficultés qui me restent à rencontrer. Peut-être aurais-je (ou ai-je… ?) atteint la bouddhéité, (état pur de l’univers) puisque je crois à l’éternité de la vie, et que je tiens à bien terminer celle-ci afin de commencer le mieux possible la prochaine.
Quoi qu’il en soit, ce qui toujours me révolte ce sont ces sommes d’argent dépensées au moment d’un décès. La mort n’est qu’un voyage qui fait partie de la vie : On part visiter l’Italie, l’Egypte, ou même un Musée, afin d’en revenir spirituellement ou humainement enrichi. On part faire une longue marche, en solitaire ou à deux, pour se retrouver dans le silence des petits chemins cévenols. On part, et l’on a un but, le plus souvent égoïste, sans en prendre conscience.
Aussi lorsque je pense à tous ces gens qui, dans le monde, meurent de faim, que l‘on pourrait nourrir avec l’argent que l’on est contraint de dépenser pour un enterrement ou une incinération, je me révolte encore ! Enfin ! Ou plutôt En «fin de vies », voilà la question…