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19 septembre 2010 - Lien entre ma vie et mes poèmes, il me tient à coeur que vous lisiez ce préambule. Merci - S.R.

« Ludwig Van Beethoven »  -  1770-1827

Je viens de relire, dans « Cap sur la Paix  n°866», un très bel article écrit par B. Pilley.
A travers quelques lignes extraites de la biographie d’un homme de la dimension de Beethoven, - dont pourtant  tout le monde se moquera jusqu’à sa mort -, qui a pu écrire « ma seule valeur est ma force », on se remet en cause, on redevient humble, on s’en veut de ses propres faiblesses.
Lorsque l’on se remet en mémoire ce que Beethoven a laissé après sa mort pour les générations à venir et ce qu’il a dû souffrir  durant ses cinquante sept années d’existence, on est appelé à réfléchir,  Car :
- La vie de ce génie parmi les génies que fut Beethoven, n’a  été qu’une série de cruautés perpétuellement assaillantes ;

-La première représentation de la Neuvième Symphonie ne fut enfin ovationnée comme elle le méritait qu’en 1924. Alors que Beethoven, lui qui ne vivait et n’avait toujours vécu intérieurement que de musique ne pouvait entendre ni son œuvre ni les ovations du public : Lui à qui il ne restait que trois ans à vivre...

C’est parce que Beethoven était un véritable Grand parmi les grands, un homme de valeur et pas seulement un musicien, qu’il a pu écrire des lignes comme : « L’art exige de nous de ne pas demeurer passif »  (voir biographies, Gallimard, 2010).
C’est grâce à des êtres comme celui-là que l’on reprend courage, au lieu de songer à aller voir un psy quand ça va mal et que l’on s’écoute.

C’est vrai qu’il ne faut pas mourir à cause des circonstances : Le président  Daïsaku Ikeda ne dit-il pas «Ce sont nos efforts et un dur travail qui permettent de jeter un pont entre nos rêves et la réalité. Il faut tenir à vos rêves et avancer aussi loin qu’ils peuvent vous porter.»

Je suis désolée de n’être musicalement qu’une béotienne !  Dans l’enfance, chez nous, pas de piano : de l’accordéon et la voix de Piaf. Mais on ne naît pas pour rien : chacun a une mission à remplir, et chacun est un artiste quelque part.

Beethoven était sourd, mais combien de gens l’ont entendu, l’entendent et l’entendront ?
Violon

Encor’ merci pour ton violon,
Ta guitare et l’accordéon ;
Merci pour ce moment passé
A nous faire un peu retrouver
La vérité des instruments
Et des hommes ; Ce simplement
Qui nous fit ce soir oublier
Notre univers où la télé
Hélas, essaie de tout brouiller
- Où la critique des journaux
Importe plus que les propos
Echangés par les paysans
Echangés par de simples gens.
Où la musique n’a plus cours
Tout bonnement et sans détour,
Comme en Louisiane où les amours
Se chantent, et rechantent toujours
Merci pour votre bonne humeur,
Qui a su réchauffer les cœurs,
De parisiens tout rabougris.
Messieurs les musiciens, merci.


A un groupe venu de Louisiane
Simone Raton
1979
Violon